Sur l’île, un point chaud de la biodiversité terrestre, le gouvernement veut tripler la surface des zones protégées et les chercheurs ont maintenant un plan pour décider des aires qui devront être incluses dans l’extension. Cette approche pourrait être appliquée à d’autres points chauds de la biodiversité indique Claire Kremen et ses collègues. Environ 50 pour cent des plantes et plus de 70 pour cent des espèces de vertébrés se concentrent dans ces points chauds qui ne couvrent, indiquent les auteurs, que 2,3 pour cent des surfaces émergées. Au lieu de n’aborder classiquement qu’un petit nombre d’espèces sur des étendues relativement grandes de terres, Kremen et ses collègues ont étudié beaucoup d’espèces sur des fragments plus petits du territoire. Ils ont recueilli des données sur des espèces endémiques de fourmis, de papillons, de grenouilles, de geckos, de lémuriens et de plantes, puis développé une carte des endroits qui importeront le plus pour étendre le réseau actuel des réserves naturelles. Plusieurs de ces aires situées dans des massifs du plateau central et dans des forêts du littoral, dont la couverture forestière est relativement faible mais la biodiversité considérable, avaient été historiquement négligées au profit de larges blocs de forêts.




