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Chaque année, et ce pendant 5 à 8 ans, le Cerf Elaphe adulte perd ses bois et de ce fait 25 à 40% de sa masse squelettique. Avec une croissance qui peut atteindre les 200 grammes par jour, le bois est l'organe du règne animal dont le développement est le plus rapide. Lors de cette croissance, l'animal n'est pas en mesure d'absorber la masse de calcium et de phosphore nécessaire et se trouve obligé de puiser dans sa structure osseuse. Il en résulte une ostéoporose physiologique passagère régulée par l'alimentation des semaines suivantes.
Grâce à l'adaptation de techniques comme celles de la puce à ADN, l'AFLP ou le Zoocloning, l'équipe du Dr. Orosz László, a réussi à cartographier une centaine des gènes du cervidé et à identifier ceux mis en jeu dans le rééquilibrage du déficit en calcium. En transposant ces résultats à l'Homme et en les comparant à l'action de ces gènes chez des sujets sains et des sujets souffrant d'ostéoporose, ils ont montré que les gènes humains sont à 90-95% identiques à ceux du cervidé. Ces certaines séquences d'ADN n'avaient jamais été considérés par la recherche médicale comme d'éventuels acteurs du développement osseux et encore moins comme d'éventuelles options dans le traitement des maladies osseuses. Enfin, ils ont découvert un certain nombre d'implications de ces gènes dans le développement des tumeurs.
Ces résultats ouvrent la voie à de nombreux axes de recherche, notamment pour le traitement de certains cancers ainsi que celui de l'ostéoporose humaine.




