Il est assez fréquent, dans la manière de présenter les enjeux environnementaux, d’opposer les pâquerettes, les dauphins et les ours à l’homme : quand il s’agit d’être vivants autres que nous, notre espèce est manifestement un empêcheur de proliférer en rond, et une bonne défense de l’environnement se fait nécessairement au détriment du bonheur des hommes, en nous "privant" d’un espace de liberté quand l’essentiel de la contrepartie profite à d’autres espèces. C’est dans la continuité de cette même approche que l’environnement est souvent perçu comme un centre de coûts pour notre économie (il faut dépenser pour éviter de polluer) et non comme un centre de profit (on préserve un actif qui va nous rapporter des sous).
C’est tout le mérite du livre de Diamond que de contribuer à tordre le cou à cette opposition infondée.




