Selon de nombreux scientifiques, nous serions en train de vivre une nouvelle extinction de masse provoquée cette fois par l’activité humaine. Le taux actuel de disparition des espèces est le plus élevé jamais enregistré (entre 17 000 et 100 000 espèces disparaissent chaque année). Une espèce de plante sur huit est menacée d’extinction, un cinquième de toutes les espèces vivantes pourrait disparaître dans les 30 ans. Certains estiment que l’homme serait à l’origine d’une sixième crise biologique majeure.
Aujourd’hui tous les milieux de la planète subissent l’impact de l’Homme. Certains écosystèmes parmi les plus riches en biodiversité (récifs coralliens, forêts tropicales, marais) sont détruits par la pollution humaine, pour leurs ressources ou pour l’aménagement du territoire.
De plus, l’accroissement de la mobilité des personnes a favorisé le déplacement d’espèces (principalement des insectes, champignons, bactéries) dans des écosystèmes qui ne sont pas les leurs. L’introduction de nouvelles espèces dans un milieu où se développent des espèces endémiques peut s’avérer fatales pour l’écosystème. En 1863, un insecte minuscule, le Phylloxéra traversait l’Atlantique. Il s’était sévèrement attaqué aux vignes françaises, provoquant une grave crise. Cette crise du vignoble a duré 30 ans et s’est terminée par la greffe de plants américains, naturellement résistants au Phylloxéra. Ainsi, la biodiversité pourrait devenir de plus en plus globale et standardisée au détriment des écosystèmes et espèces les plus spécifiques.




