En votant un rapport sur les zones vierges en Europe mardi 3 février 2009, les députés européens ont souligné l’importance qu’ils accordent à la protection de l’environnement. Le rapport pointe les conséquences sociales et économiques des atteintes à la biodiversité. Pour se montrer à la hauteur d’un tel enjeu, il est aujourd’hui nécessaire de préserver au mieux les zones dites « de nature vierge ».
Le rapport définit comme « zones de nature vierge » les secteurs non encore touchés par les activités humaines. En Europe, elles recouvrent seulement 1 % de la superficie du territoire et sont particulièrement fragmentées. On trouve, par exemple, les plus grandes zones vierges dans le Nord de la Suède et de la Finlande. En France, plus de 1 700 sites sont répertoriés « Natura 2000 », un réseau européen de sites naturels protégés. Ils couvrent moins de 15 % du territoire français, proportion qui monte à 35 % pour des pays comme la Bulgarie et la Slovénie.
Ces zones cruciales pour la biodiversité sont fragmentées du Nord au Sud du continent, de l’arc Arctique aux rivages méditerranéens. « C’est une obligation morale de nous assurer que les générations futures pourront profiter et bénéficier des zones vierges en Europe », a expliqué Gyula Hegyi (Hongrois, membre du Parti socialiste européen - PSE), auteur du rapport.




