Mesurer la désertification des océans

Les océans regorgent-ils de vie en tout point du globe ? Pour répondre à la question, des satellites survolent les mers, mais leurs mesures doivent être validées par des observations de terrain. C’est un des objectifs d’un projet français baptisé Boussole…

Depuis les fenêtres du Laboratoire d’océanographie de Villefranche (LOV)1, en bordure de la Méditerranée, l’instrument Boussole – « Bouée pour l’acquisition d’une série optique à long terme » – se détache dans le ciel bleu azur. L’utilité de cette tour-bouée de 25 mètres, qui émerge à 4 mètres au-dessus de la surface de la mer, solidement arrimée à 2 400 mètres de fond ? Mesurer la couleur de l’eau. Et ce, tous les quarts d’heure, sans que les scientifiques aient à lever les yeux de leurs ordinateurs. Bleu, vert, jaunâtre ou rougeâtre, les propriétés « bio-optiques » de l’eau indiquent l’état de la vie aquatique : la teneur en chlorophylle, la présence ou l’absence de certaines micro-algues (le phytoplancton). Une mesure qui permet de prendre le pouls de la planète. Car à l’instar des continents où les déserts grignotent peu à peu les terres arables, les océans aussi voient s’étendre de grandes régions vides de vie. Un constat certainement dû au réchauffement global. En effet, l’apport des nutriments qui favorisent le développement des micro-organismes se fait lors des échanges verticaux d’eau dans les océans. L’eau froide de surface, plus lourde, descend. Or, si elle se réchauffe au contact de l’atmosphère, ce mélange vertical ne peut plus s’effectuer.

Lire la suite là : http://www2.cnrs.fr/presse/journal/3908.htm

 


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Le fantastique spectacle des migrations de papillons Monarque mérite l’attention et la protection de l’humain.

Photos : Michel Lamarche FindNature.com
Musique : Robert Len robertlen.com
Texte : Hubert Reeves


www.biodiversite2012.org

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