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L’administration américaine vient de déclarer officiellement l’ours polaire (Ursus maritimus) espèce menacée titre de la loi sur les espèces en danger (Endangered Species Act, ESA). Cette décision constitue la première reconnaissance officielle des effets du réchauffement global sur la biodiversité. Cependant, l’administration cherche simultanément à éviter que les mesures de protection concernées puissent lui être opposées sur le sujet du changement climatique. Cette approche est jugée abusive par les organisations environnementales qui ont aussitôt engagé de nouvelles procédures judiciaires.
Depuis 2001, la question de l’ours polaire a figuré au centre de plusieurs conflits qui opposent les ONG environnementales à l’administration Bush, notamment dans la controverse autour de l’implantation de forages pétroliers dans la réserve faunistique de l’Alaska (ANWR). La reconnaissance des menaces sur l’ours polaire a aussi constitué, pour les associations environnementales, une stratégie de contournement des positions de l’exécutif américain sur le réchauffement global.
Courant 2005, trois ONG : Center for Biological Diversity, Greenpeace et Natural Resources Defense Council, ont introduit une pétition pour l’inscription de l’ours comme espèce mondialement menacée au titre de l’ESA. La procédure de pétition oblige l’administration compétente (Ministère fédéral des espaces naturels et des ressources (Department of the Interior, DoI), par l’intermédiaire du Fish and Wildlife Service, FWS) à rendre un avis préliminaire sous délai de 90 jours, puis, le cas échéant un rapport détaillé assorti de propositions de mesures de protection sous délai de 12 mois à dater du dépôt de la pétition.




