Plus économes en intrants (produits chimiques, énergie) et moins générateurs d’effets négatifs pour l’environnement, les systèmes de production devront s’appuyer davantage sur la compréhension et l’utilisation des processus écologiques en oeuvre au sein des agrosystèmes, mais aussi sur l’analyse des processus socio-économiques favorisant ou freinant l’adoption de ces nouvelles pratiques.
Il ne s’agit plus aujourd’hui d’appliquer les modèles de production agricole que l’on connaît, et qui ont fait leurs preuves : positives par l’amélioration spectaculaire de la productivité mais négatives par l’impact qu’elles ont eu et continuent d’avoir sur les écosystèmes naturels et sur la santé humaine, comme par leur coût énergétique hors de portée des pays pauvres.
Pour la recherche agronomique, le défi est bien de mettre les ressources du milieu et des paysages au service de la production agricole et de l’environnement. La révolution verte a montré ses limites, le relais doit maintenant être pris par une intensification prenant en compte les contraintes écologiques des milieux, produisant aussi bien la nourriture que l’énergie ou des services écologiques, assurant une maîtrise des risques phytosanitaires, limitant les effets sur la santé et l’environnement.




