L’Histoire de l’apparition de la vie sur la terre est interdépendante de l’histoire de l’univers ; Il s’agit d’une co-évolution.

Par Philippe Maquet, Aïe Aïe Environnement

Si l’on en croit la théorie désormais célèbre du Big-Bang, une explosion primordiale, - survenue il y a environ 15 milliards d’années - aurait été au début de la création de l’univers.

Seulement 2 éléments existent alors à cette période reculée : l’hélium et l’hydrogène.

Après moult péripéties, de ces deux éléments sont nés toutes les galaxies et les étoiles que nous pouvons observer dans le ciel. Celles-ci, en se concentrant sous la pression de la force gravitationnelle, allument le feu nucléaire (fusion) et créent en leur sein - en quelques millions ou centaines de millions d’années seulement - de nouveaux atomes (en fait, tous ceux de la table de Mendeleïev).

À la fin de leurs vies, les étoiles les plus massives explosent en super novae et répandent dans l’univers la matière qu’elles ont elles-mêmes créées. La poussière redevient alors poussière et l’univers s’enrichit de nouveaux éléments qui initialement n’existaient pas.

C’est ainsi que des étoiles de seconde, troisième ou quatrième génération ont pu se former notamment dans ce que l’on appelle des « pouponnières » (les nébuleuses). En se contractant, certaines étoiles se parent d’un cortège de planètes, fabriquées avec « les restes » du disque d’accrétion de l’étoile. La terre est l’une de ces planètes et fait partie du système solaire.

S’ouvrir à cette vision astronomique de la place réelle de la terre dans l’univers - et donc de l’homme sur sa biosphère - peut rendre la planète unique pour l’ensemble des terriens que nous sommes : notre capacité à porter un regard contemplatif et interrogatif sur notre monde sera le garant de son devenir, donc de notre futur. En comprenant le monde, nous en devenons les acteurs responsables.

En effet, l’histoire de notre « terre nourricière » - reliée à celle de l’univers tout entier - nous intéresse particulièrement car les conditions initiales au moment du Big-Bang ont permis de faire émerger la vie, et au-delà, ce qui fait notre humanité. Nous n’avons pour l’instant aucune preuve que cette vie puisse exister ailleurs (du moins telle que nous la connaissons). Il nous faut la chercher parmi les 200 milliards d’étoiles de notre galaxie et parmi les 200 milliards de galaxies qui semblent constituer l’univers observable. C’est une tâche titanesque. Or, cette vie que nous côtoyons chaque jour sans y prêter suffisamment attention, nous la menaçons de plus en plus.

En moins de 4,5 milliards d’années (l’age estimé de la terre), plusieurs phénomènes astronomiques ont eu lieu. Certains furent catastrophiques et provoquèrent des crises d’extinctions massives d’espèces, tandis que d’autres, antérieurs, sont probablement à la source de l’apparition de la vie et tendent à percer le secret de la diversification (toujours frénétique) du vivant. Aujourd’hui, l’espèce « Homo sapiens sapiens » (réputé deux fois sage...) fait peser la menace d’une nouvelle crise d’extinction du vivant.

Ce qui se retrouve derrière le néologisme de « biodiversité » est constitué d’environ 20 à 50 millions d’espèces présentes sur la Terre. L’homme en fait partie et le destin de notre espèce est lié à la bonne marche de l’infiniment petit comme à celui de l’infiniment grand...

Puissions-nous en prendre rapidement conscience et le communiquer à nos semblables. Alors une évolution de « Homo economicus » vers « Homo durabilis » sera créatrice de sens pour l’Humanité toute entière. •

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Photo : Bernard Frippiat
 


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Le fantastique spectacle des migrations de papillons Monarque mérite l’attention et la protection de l’humain.

Photos : Michel Lamarche FindNature.com
Musique : Robert Len robertlen.com
Texte : Hubert Reeves


www.biodiversite2012.org

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