La nature qui nous entoure agrémente souvent nos vies quotidiennes de décors magnifiques, qu’il s’agisse d’un cours d’eau, d’un étang ou d’une plage locale. À plus grande échelle, nous sommes frappés par la beauté saisissante des Alpes ou des montagnes des Carpates, d’anciennes forêts, de grands fleuves ou de côtes splendides. Au-delà de l’Europe, des images des masses de glace de l’Arctique et de l’Antarctique, des forêts tropicales de l’Amazonie et des plaines sahariennes de l’Afrique sont gravées dans nos mémoires.
Malheureusement, la plus grande partie de notre héritage naturel est désormais menacée par une croissance démographique et un développement économique sans précédents. La Terre comptait 3 milliards d’êtres humains lorsque je suis née. Aujourd’hui, nous sommes 6,7 milliards et ce chiffre devrait atteindre les 9 milliards d’ici à 2050. En termes de produit intérieur brut (PIB) global, l’économie mondiale affiche un taux de croissance exceptionnel : en 1950, le PIB s’élevait à 4 000 milliards d’euros (EUR). En 2007, il dépassait les 42 000 milliards EUR. Plusieurs facteurs clés expliquent ce décuplement, et la circulation des matières premières et des biens, qui sont le produit de notre environnement, n’en est pas un des moindres.
À la différence de cette croissance économique, notre environnement a souffert. Les glaciers fondent dans les chaînes de montagnes européennes, contribuant aussi à un accroissement probable du nombre de crues affectant des millions de personnes. L’étendue et l’épaisseur des glaces d’été de l’océan Arctique diminuent plus rapidement que jamais : en 2007, la superficie de ces glaces avait diminué de moitié par rapport aux années 50. De par le monde, plus d’un milliard de personnes, pauvres pour la plupart, tirent leur nourriture et leurs ressources de la pêche. Néanmoins, la moitié des populations de poissons sauvages a été totalement exploitée. La majorité des ressources halieutiques commerciales d’aujourd’hui vont probablement disparaître d’ici à 2050 si les tendances actuelles ne sont pas inversées. Et si nous revenons sur la terre ferme, nous constatons que les forêts tropicales sont décimées au profit de développements qui ne tiennent absolument pas compte des nombreux et précieux services écologiques qu’elles nous procurent...
Lire la suite et télécharger le rapport "Les signaux de l’année 2009" en cliquant ici...




