Leur rôle est fondamental pour la sécurité alimentaire
8 août 2008, Rome/New York – Les conditions climatiques plus rigoureuses et l’accès limité aux ressources de base, notamment la terre, risquent de mettre en péril la vie et les moyens d’existence de plusieurs groupes de populations autochtones qui détiennent pourtant la clé de notre survie à long terme, souligne la FAO à l’occasion de la Journée internationale des populations autochtones, célébrée chaque année le 9 août par décision de l’Assemblée générale de l’ONU.
“Les populations autochtones sont parmi les premières à souffrir des conditions climatiques qui sont de plus en plus rigoureuses et capricieuses. Elles souffrent aussi d’un manque d’autonomisation en ce qui concerne des biens et services auxquels ont plus facilement accès d’autres groupes de population”, selon l’experte de la FAO Regina Laub.
Certaines populations autochtones vivent dans des environnements vulnérables – régions montagneuses, l’Arctique, la jungle, les terres arides, etc. – et sont, de ce fait, les premières à se rendre compte et à souffrir des effets du changement climatique.
Toutefois, ces populations ne sont pas que des victimes du réchauffement climatique, elles ont aussi un rôle important à remplir en soutenant l’adaptation mondiale au changement du climat. A titre d’exemple, au Pérou, lors de la dernière campagne agricole, seules les patates plantées à la manière traditionnelle ont résisté au gel et à des températures extrêmement basses sans précédent.
Les communautés autochtones sont souvent les gardiennes d’un savoir et de connaissances uniques. Elles sont également les gardiennes de la diversité biologique et génétique végétale et animale qui permet de nourrir le monde et dont l’adaptation au changement climatique est vitale.
Environ 80% des la biodiversité qui subsiste dans le monde se trouve dans les territoires des populations autochtones.




