Aujourd’hui, le consensus est international sur le changement climatique : le réchauffement de la planète, réel, est imputable en grande partie aux activités humaines. Il conduit à une dégradation rapide de l’environnement et accroît la menace sur la biodiversité. Cependant, ses mécanismes d’influence restent encore mal connus, en particulier dans le milieu aquatique. Au Cemagref, deux chercheurs, qui ont analysé la structure des communautés de poissons de rivières sur les deux dernières décennies, attestent de profonds changements, plus intenses et durables que prévu.
Le réchauffement climatique, dont on perçoit les effets depuis les années 1980-1990, influe sur le fonctionnement des écosystèmes, la structure et la diversité des communautés animales et végétales. Or, d’après le dernier rapport du GIEC (groupement international d’experts sur le changement climatique) de septembre 2007, la température globale devrait augmenter de 1,4 à 5,8°C à l’horizon 2100. Ce phénomène constitue de fait une contrainte sur l’environnement dont l’intensité s’accroît avec le temps et qui doit être prise en compte pour envisager une gestion durable des ressources et des écosystèmes. Cependant, ses impacts et l’influence possible des effets d’autres facteurs, non climatiques, restent encore difficiles à déterminer.
Vers une baisse de la biodiversité des rivières ?




