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Une étude menée au département de biologie de l'Université de Calgary montre que certaines plantes émettent du méthane (CH4) de façon plus importante lorsqu'elles sont soumises à un stress climatique. Alors que la plupart des études s'attachent à un seul facteur à la fois, les chercheurs canadiens ont combiné plusieurs facteurs liés au réchauffement climatique (température, sécheresse, rayonnements ultraviolets B) et ont observé différentes cultures (haricots, pois, tournesols, canola, orge et blé) soumises à ces conditions.
Selon les espèces végétales, l'augmentation des émissions de méthane est plus ou moins forte. Mais, comme le souligne Mirwais Qaderi, l'un des co-auteurs de l'étude, ces résultats doivent être pris en considération dans la discussion globale sur le réchauffement climatique. En effet, alors que jusqu'à présent l'attention s'était essentiellement focalisée sur le dioxyde de carbone (CO2), on s'aperçoit maintenant que le méthane représente un gaz à effet de serre encore plus puissant. En effet, l'impact d'une tonne de CH4 est jugé équivalent à celui de 23 tonnes de CO2. Cette étude pointe la possibilité d'un nouvel effet rétroactif qui pourrait s'ajouter au réchauffement climatique actuel.




