La diversité des plantes alimentaires permet à l’homme d’adapter ses cultures aux conditions à la fois environnementales, climatiques et économiques présentes et à venir. En raison d’une augmentation de la sécheresse et de l’intensification des systèmes de culture, 25 % des variétés de sorgho ont d’ores et déjà disparu dans le nord du Mali, sur les vingt-cinq dernières années. Au sud, ce sont 60 % des variétés qui ne sont plus cultivées. De plus, avec la croissance des populations, la plupart des terres arables sont déjà occupées par les cultures. Les terres nouvellement défrichées encore disponibles sont des terres à fortes contraintes agricoles. Mais le mil ou le sorgho peuvent y pousser. Rustiques, ces plantes traditionnelles sont cultivées dans les systèmes à faible niveau d’intrants.
Pour permettre cette adaptation aux environnements locaux, il est donc nécessaire de préserver la diversité des plantes alimentaires d’Afrique de l’Ouest - sorgho, mil, riz, manioc, igname ou encore niébé - et de favoriser leur diffusion tout en les améliorant.
Attention cependant, si l’homme est a priori vu comme destructeur de la biodiversité, dans le contexte de l’agriculture, c’est pourtant lui qui a généré la diversité des variétés en fonction de ses besoins. L’homme doit donc également être reconnu comme créateur de biodiversité.




