Par Bernard CHEVASSUS-au-LOUIS, Directeur de recherches à l’INRA, Président du Muséum national d’Histoire naturelle. (conférence donnée lors de la séance solennelle de l’Académie Vétérinaire de France le 16 décembre 2004)
Avec l’aimable autorisation de l’Académie Vétérinaire de France
Résumé :
L’introduction et le succès du terme « biodiversité » a concrétisé plusieurs évolutions récentes dans notre perception et notre compréhension de la diversité des êtres vivants. Nous évoquerons dans cette présentation trois aspects de ces évolutions, en nous concentrant plus particulièrement sur la biodiversité animale :
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- Photo : Philippe Patouraux
Nous présentons les différentes approches permettant de mesurer cette érosion et de la comparer aux taux d’extinction passés, estimés par les paléontologues. Les causes de cette érosion sont ensuite évoquées  : surexploitation, destruction des habitats, introduction d’espèces. En prenant l’exemple de la pêche industrielle, nous insistons sur le fait que les impacts indirects et non intentionnels jouent sans doute un rôle plus important que les impacts directs, d’où l’échec des modes de gestion focalisés exclusivement sur les espèces exploitées. Enfin, nous analysons les conséquences possibles des changements climatiques annoncés pour le 21e siècle. Nous montrons que notre connaissance des différents modes d’adaptation de la biodiversité est aujourd’hui très limitée, en particulier si la question à résoudre n’est pas « la biodiversité peut-elle s’adapter ? » mais « les adaptations qui vont se réaliser seront-elles ou non favorables à la vie humaine ? ».
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