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La production accélérée au niveau mondial d’éthanol (à partir de maïs, de canne à sucre, de betteraves ou de déchets végétaux) et de biodiesels (à partir de soja et d’autres oléagineux) crée une compétition pour l’utilisation des terres les plus fertiles, doublée d’un accroissement de l’utilisation des engrais et des pesticides, et d’une menace pour la biodiversité quand de nouvelles terres sont converties à ce type de monoculture.
Des chercheurs de l’Université du Minnesota, Saint Paul viennent de montrer qu’une source potentielle très prometteuse de biocarburants aux Etats-Unis réside dans des cultures de type prairie, à forte biodiversité, établies sur des sols peu fertiles ou dégradés, qui ne nécessitent que peu d’apport d’engrais et de traitements chimiques (cultures Low Input-High Diversity ou LIHD). L’étude a porté sur 152 parcelles plantées en 1994 dans des sols dégradés de Cedar Creek dans le Minnesota et suivies chaque année depuis. Pour étudier l’effet de la biodiversité les parcelles ont été plantées avec 1, 2, 4, 8 ou 16 espèces herbacées pérennes, sans engrais, et irriguées seulement au début de l’expérience. La biomasse produite chaque année est mesurée début Août après brûlage à la fin de l’hiver.
L’effet de la biodiversité est manifeste : les parcelles ensemencées avec 16 espèces produisent 258% plus de biomasse que celles ayant reçu des monocultures, quelle que soit l’espèce.
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Cette information est un extrait du BE Etats-Unis numéro 62 du 18/01/2007 rédigé par l’Ambassade de France aux Etats-Unis. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com




