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Selon une étude de l'équipe du Professeur Andrew Gonzalez, Directeur du Centre de la Science de la Biodiversité de l'Université McGill, le lien entre les habitats naturels fragmentés est essentiel à l'intégrité écologique. Ces travaux seront publiés dans le prochain numéro d'Ecology Letters.
Les chercheurs ont créé en laboratoire un modèle réduit de territoire fragmenté qu'ils ont ensuite utilisé pour étudier divers phénomènes. Pendant un an, ils ont observé les conséquences de différents facteurs sur plusieurs processus écosystémiques importants ainsi que sur la diversité des organismes microscopiques. Les scientifiques ont ainsi découvert que les portions de territoire fragmenté reliées par un corridor subissaient moins de pertes d'espèces que les parcelles isolées. Par ailleurs, ses connexions permettent de préserver les processus écosystémiques de manière semblable à de larges habitats intacts en donnant, par exemple, la possibilité aux organismes de se déplacer entre les différents fragments.
La diversité biologique joue un rôle essentiel dans le fonctionnement des écosystèmes en contribuant au recyclage des éléments nutritifs, à la séquestration du carbone, à la régulation du climat et à la résistance aux espèces envahissantes. Les installations humaines fragmentent les habitats et entrainent de ce fait une réduction de la biodiversité. Afin de conserver celle-ci et avec elle, le réseau complexe d'interactions et de processus entre les espèces, il semble capital de préserver les corridors faisant le lien entre les régions fragmentées des habitats naturels.




