http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67149.htm
Le Royaume-Uni est devenu le premier pays à donner un prix à la nature, en attribuant une valeur à tous les bénéfices qu'elle procure à sa population. Résultat des travaux de 500 scientifiques et économistes dirigés par Robert Watson, Chief Scientific Adviser du Department of Environment, Food and Rural Affairs (conseiller scientifique du ministère de l'environnement, de l'alimentation et des affaires rurales), le UK National Ecosystem Assessment (évaluation de l'écosystème national) a fait l'objet de la publication d'un rapport de plus de 2.000 pages au début de juin 2011. Cette étude a été financée par le Natural Environment Research Council (conseil de recherche pour l'environnement naturel) et par l'Economic and Social Research Council (conseil de recherche pour l'économie et les sciences sociales) et a coûté 1,3 M£.
Partant du constat que le comportement actuel des marchés ne semble pas prendre garde aux conséquences sur le patrimoine environnemental, cette évaluation se veut un moyen de mettre à disposition des données exploitables dans des prises de décisions stratégiques prenant en compte cette dimension. Cependant, loin de se limiter uniquement à l'aspect financier, elle avait pour but de comprendre comment l'environnement et les services qu'il offre profitent à l'économie, à la société et à chacun des citoyens britanniques, et comment les préserver pour les générations futures.
L'évaluation considère à la fois les valeurs d'usage des biens environnementaux et les bénéfices intangibles qu'ils représentent pour les citoyens. Les différents éléments du capital naturel se déclinent en quatre catégories : l'air, l'eau, les terres et les écosystèmes qui accueillent la faune et la flore. Les services apportés sont très divers et vont par exemple de la pollinisation par les insectes, à la protection contre les inondations, en passant par la purification de l'air et de l'eau par les sols et les plantes.




