Le point de vue d’un "citoyen de base"


Je me permets de vous contacter suite à la visite du sitewww.biodiversite2007.org dans lequel vous êtes sérieusement impliqué. Je souhaiterais vous encourager à continuer votre action de sensibilisation et de mobilisation des citoyens, et peut-être apporter une modeste contribution à votre démarche : le point de vue d’un citoyen de base.

Un homme comme un autre

Informaticien âgé de 43 ans, déçu du fonctionnement de notre démocratie et désespéré du paysage politique, beaucoup de personnes pourraient se reconnaître en moi. J’ajouterais que je suis préoccupé par l’environnement mais que si je refuse de porter l’étiquette d’écologiste, le respect des « Droits de l’Homme » ainsi que le précepte « Nous empruntons la Terre à nos enfants » doivent servir de fil conducteur à nos actions et prises de décisions.

Le site sur la biodiversité

Le pilier environnemental

Le site traite de biodiversité et d’environnement. En le lisant, j’ai apprécié de trouver confirmation que biodiversité et environnement constituent un des piliers de notre civilisation. Par conséquent, s’il s’effondrait, notre civilisation s’effondrerait elle aussi. D’autre arguments, économiques ceux-ci, laissent entendre qu’en ne préservant pas la biodiversité, ce sont de multitudes de plantes et organismes qui disparaîtront, et du coup, toute possibilité de les exploiter économiquement par la suite. Ce site, n’est visiblement pas issu de cette forme d’écologisme trop souvent empreint de catastrophisme ou de sentimentalisme par rapport à la nature, attitudes qui incitent à restreindre l’écologie aux préoccupations d’un cercle d’esprits fermés et mal intégrés à la société. Après lecture, il est clair qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une sensibilité par rapport à la nature pour se convaincre de l’impérieuse nécessité de préserver l’environnement et la biodiversité. J’ai retenu les quelques point particuliers suivants :

- La notion de « service écologique », service gratuit rendu par la nature, et dont la valeur n’apparaît que lorsqu’il s’agit de le remplacer. L’irrigation des territoire par les glaciers situés en amont fait partie de ces services écologiques. Imaginez les moyens nécessaires à l’irrigation des vallées alpines si les glaciers venaient à disparaître.

- « C’est ici qu’il faut agir ». La biodiversité ne se limite pas à la beauté exubérante de certains milieux, ni à l’utilité économique de certaines variétés animales ou végétales. Elle est tout aussi importante autour des racines d’une plante. Avant de répandre un produit phytosanitaire dans votre jardin, prenez le temps de savoir de quoi sont composés les 30 premiers centimètres de terre, et quelles sont les interactions entre les différents constituants.

- L’environnement est un milieu dynamique en constante mutation, dont la complexité et les interactions nous dépassent. Il faut être prudent quant aux conséquences des modifications de dynamique que notre présence et activité induisent. Quelle surprise en effet, de voir que le bousier d’Australie est capable de décomposer la bouse des kangourous mais pas celle des vaches ; ce constat provoqua l’importation de bousiers d’Europe pour venir à bout des bouses des vaches importées du vieux continent.

Le pilier économique

Un autre pilier de notre civilisation tout aussi important, est le pilier économique. Qui en douterait ? Ce pilier possède une incidence directe sur le pilier environnemental, non seulement en lui portant atteinte, mais aussi en l’exploitant. De ce fait, il existe un couplage fort entre ces deux entités, et il n’est pas envisageable que notre organisation économique puisse perdurer sans le pilier environnemental.

Il est alors temps de se rappeler qu’il a été estimé dans le « Rapport du Club de Rome » en 1972, qu’une économie basée sur le principe de croissance n’était pas viable, et provoquait une réduction drastique de la population mondiale dans une période allant de 2050 à 2150 environ, ceci suite à la détérioration généralisée des conditions de vie.

www.manicore.com/documentation/club_rome.html

Par ailleurs le rapport « Reconsidérer la richesse », établi en 2002 par Monsieur Patrick VIVERET conseillé à la Cours des Compte, met en évidence l’inadaptation des éléments pris en compte pour mesurer la qualité de notre économie. Les critères d ‘évaluation de l’activité économique orientent l’activité elle-même, et ceux en vigueur actuellement ont été établis après la seconde guerre mondiale, et pensés en tenant compte de la nécessité de rebâtir la France. La grille d’évaluation de l’économie serait à repenser en intégrant un facteur de bien-être. ( L’OCDE a commencé à intégrer des facteurs relatifs au bien-être de la population pour évaluer l’économie des pays, ceci depuis 2005)

www.la-metro.org/fr/developpement/eco_solidaire/rapport_viveret.pdf

Enfin, des économistes comme Jacques GENEREUX remettent en cause, arguments à l’appui, le modèle économique en vigueur aujourd’hui. (voir son « Manifeste pour une économie humaine »)

www.ac-versailles.fr/PEDAGOGI/ses/vie-ses/hodebas/genereux2.htm

Puisqu’il faut conclure

« Les Français sont des veaux ! » dixit le Général De Gaule. Cela n’engageait que lui. A présent, réveillons-nous ! Nous sommes homo sapiens sapiens ! Ne faisons pas un pas en arrière, ne nous laissons pas guider par nos phobies, nos tripes et nos nerfs, ne démolissons pas ce qui existe, ne nous défoulons pas, mais transformons ce qui existe sur la base d’une démarche réfléchie, volontaire et responsable, en un monde viable pour nos enfants et petits enfants.

Robert SIES.

 


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Le fantastique spectacle des migrations de papillons Monarque mérite l’attention et la protection de l’humain.

Photos : Michel Lamarche FindNature.com
Musique : Robert Len robertlen.com
Texte : Hubert Reeves


www.biodiversite2012.org

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