Loin d’être un déchet inutile, le bois mort joue un rôle fondamental dans l’écosystème forestier. Il constitue notamment une ressource alimentaire et une source d’habitats pour des communautés d’espèces diversifiées et originales, dites saproxyliques, qui contribuent au recyclage de la matière organique et minérale. Le polymorphisme du bois mort est à l’origine de sa riche biodiversité : troncs au sol, arbres morts, branches mortes et cavités dans les vieux arbres, souches, chandelles… Ainsi 20 à 25 % des espèces forestières dépendraient du bois mort : insectes et champignons surtout, mais aussi mousses, pics, chauves-souris, soit près de 7000 à 8000 espèces en France. Au sein de ce groupe, moins d’une dizaine d’espèces de ravageurs sont capables d’attaquer à la fois du bois mort frais et des arbres vivants et fragiles (essentiellement des résineux en plaine).




