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Un nouveau projet de recherche sur la biodiversité a été lancé le 19 mai 2008 : de par son approche axée sur le long terme, de même que par l’étendue et la répartition en Allemagne des surfaces sur lesquelles il porte, il s’agit d’une première. Cette initiative de recherche, financée par l’Agence de moyens pour la recherche allemande (DFG) à hauteur de 13 millions d’euros, est composée de 26 sous-projets et menée dans 3 zones d’étude : le Jura Souabe (Bade-Wurtemberg), la réserve de biosphère de Schorfheide-Chorin (Brandebourg, au nord de Berlin) et le parc national de Hainich-Dün (Thuringe). Les Universités de Potsdam, de Wurzbourg, d’Iéna et d’Ulm, ainsi que l’Institut Max-Planck de biogéochimie d’Iéna participent à ce projet, financé dans un premier temps pour une période de 3 ans.
Ce projet interdisciplinaire a pour objectif une meilleure compréhension de la biodiversité et des mécanismes intervenant au sein des écosystèmes. Ceci doit constituer les fondements d’une action contre le recul de la diversité biologique. Le Prof. Elisabeth Kalko, Directrice de l’Institut d’écologie expérimentale de l’Université d’Ulm et membre du comité directeur du projet, précise : "Nous voulons surtout comprendre le rôle des interactions". Aussi le projet prend-il délibérément en compte l’homme et ses interventions. "Nous ne pouvons pas le voir seulement comme un perturbateur. Il peut aussi apporter sa contribution à la préservation de la biodiversité", indique le Prof. Kalko.
Ainsi, le projet s’intéresse particulièrement aux diverses interactions entre organismes, dans le sol, dans l’air et au niveau des végétaux. Les études portent donc aussi bien sur des groupes d’insectes et de microorganismes que sur des champignons, des oiseaux, des chauves-souris et d’autres mammifères et prennent aussi en compte un large spectre de paramètres microbiologiques et pédologiques. "Nous voulons non seulement suivre l’évolution de la diversité biologique, mais aussi étudier les interactions entre la biodiversité et l’intensité de l’utilisation des terres", complète le Dr. Konstans Wells, en charge de la surface de recherche du Jura Souabe, d’une superficie d’environ 350 km2.
Le projet s’appuie sur un total de 100 stations de mesures, dont la moitié se situe en forêt. De nombreux paramètres font l’objet d’un relevé, notamment pour caractériser précisément les conditions locales : altitude, pente, type de sol, couvert végétal... Les résultats des mesures sont consignés dans une base de données centrale, qui permet aussi leur traitement. Parmi ces données, les mesures météorologiques sont au nombre de 25.000 par jour...




