Des jardins luxuriants où roseaux et iris s’épanouissent sur les bords urbains pollués de la Seine ou autour des stations d’épuration accueillent bel et bien oiseaux, grenouilles… et promeneurs. Ces « jardins filtrants », sont l’œuvre de la jeune société Phytorestore fondée en 2004 par Thierry Jacquet. Pionnière en France sur le marché de la phytoremédiation, c’est-à-dire de la dépollution écologique, son activité de R&D est soutenue par le CNRS. Phytorestore conçoit et réalise ses jardins filtrants pour dépolluer l’eau, le sol et l’air. À Honfleur pour la station d’épuration Sivom ou au parc du Chemin de l’île à Nanterre1. Véritables jardins paysagers en zone humide, ils sont composés de bassins où poussent des végétaux combinés à des micro-organismes et à des substrats adaptés à la nature de la pollution. Filtres à roseaux, iris, plantes oxygénantes et forêts humides permettent ainsi d’accumuler et de fixer les métaux lourds et de dégrader polluants organiques phosphatés ou azotés et polluants biologiques divers.




