Le réchauffement climatique joue directement sur la pousse de l’herbe. Les éleveurs doivent s’adapter à de nouvelles périodes de pluie et de sécheresse pour assurer une nourriture régulière et de qualité à leurs troupeaux.
« Nous allons vers deux saisons : un hiver doux et pluvieux et un été chaud et sec ». Tels sont les éléments mis en avant par le semencier Jouffray-Drillaud en évoquant lors d’une conférence le 5 février les conséquences du changement climatique sur les cultures, notamment des fourragères (destinées aux animaux). L’élévation de la température est un élément majeur, avec des prévisions de + 1,4 ° à 5,8 ° d’ici à 2100. « Les épisodes sans pluie l’été, plus fréquents, ne seront pas les seuls à jouer sur le développement des cultures, ajoute Jean-Christophe Moreau de l’Institut de l’Elevage. Le déficit hydrique dont souffriront les prairies résultera de « l’évapotranspiration » des plantes et de la réduction en eau des sols ».




