J’ai ouï le loup, le renard, la belette,
J’ai ouï le loup, le renard chanter
C’est moi-même qui les ai rechignés
J’ai ouï le loup, le renard, la belette
C’est moi-même qui les ai rechignés
J’ai ouï le loup, le renard chanter
Pourquoi reprendre en chœur cette vieille chanson populaire ? Elle célèbre de petits animaux que la science moderne réhabilite.
Oui, les prédateurs ont plus d’un rôle utile.
Il y a celui de la régulation des herbivores. Après Yellowstone (U.S.A), la Chine pense, si ce n’est déjà fait, à réintroduire le loup dans la province de Shaanxi pour contrôler la population des bharals dont le régime herbivore entraîne des dommages importants à la végétation. Plus de précisions...
Il y a celui qui se révèle dans le contexte actuel du réchauffement climatique Dans le Parc de Yellowstone, la réintroduction du loup gris (Canis lupus) en 1995 a sans doute permis d’en retarder les effets.
Deux scientifiques,Christopher Wilmers, (Université de Californie à Berkeley),et son collègue sud-africain Wayne Getz ont étudié l’évolution du climat du parc national américain au cours de ces 55 dernières années. Les hivers (déterminés par la persistance de la couverture nivale) y sont de plus en plus courts en raison d’une baisse des chutes de neige et d’une augmentation des températures minimales.
Avant la réintroduction des loups, la survie et la reproduction de nombreux animaux (aigle royal, coyote, etc.) dépendaient de la quantité de cadavres de cerfs tués par le froid et la neige.
Depuis leur réintroduction, les loups constituent la première cause de mortalité des cerfs tout le long de l’année.
A cause du réchauffement climatique, sans les loups les ressources alimentaires auraient notablement diminué. La survie à long terme des charognards dépendra de toute façon de leur capacité à s’adapter à l’évolution de leur environnement. Mais la réintroduction du loup leur aura donné plus de temps pour réaliser cette adaptation.
Sources scientifiques (en anglais) :
Vivent le loup, le renard et la belette....




