http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/60275.htm
Une équipe de chercheurs japonais, menée par le professeur Yoko Hattori de l'Université de Nagoya, a identifié deux gènes qui permettent au riz de survivre en cas de montée des eaux. Ces gènes proviennent d'un type de riz appelé "riz de submersion profonde", ou "riz flottant", dont les plants sont capables d'allonger rapidement les parties de la tige situées entre les noeuds lors d'une inondation. Ils peuvent ainsi continuer les échanges de gaz avec l'atmosphère, et survivre à une montée des eaux de quatre mètres de hauteur.
Un schéma (en anglais) du processus est disponible à l'adresse suivante [1] :http://redirectix.bulletins-electroniques.com/JOkYw
D'après les résultats des chercheurs, deux gènes qu'ils ont baptisés SNORKEL 1 et SNORKEL 2 (*) donnent au riz flottant sa capacité d'élongation. Lorsque le niveau de l'eau monte, une phytohormone (hormone végétale) appelée éthylène s'accumule dans les plants, ce qui entraine l'expression des deux gènes. Cela provoque l'accumulation d'une autre hormone, de la famille des gibbérellines, qui est responsable de l'allongement de la tige.
L'équipe de recherche est ensuite parvenue à transmettre avec succès les gènes à des plants d'une variété japonaise de riz qui ont ainsi acquis les mêmes capacités. Le résultat représente une avancée significative pour les cultivateurs de certaines régions du monde. En particulier, de nombreux pays d'Asie du Sud Est, où le riz représente un aliment de base, subissent chaque année une saison de mousson au cours de laquelle les cultures sont parfois inondées pendant plusieurs semaines. Le riz de submersion profonde est adapté à ces conditions climatiques, mais possède un rendement inférieur - entre un quart et un tiers du rendement du riz classique. L'objectif des chercheurs est de proposer à ces pays un riz flottant à rendement élevé d'ici quelques années.
* à noter qu'en anglais, snorkel signifie tuba.




