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En près de vingt ans de recherches menées dans le territoire canadien du Yukon, David Hik, biologiste de l’University of Alberta, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en écologie boréale et directeur exécutif du Secrétariat canadien de l’Année Polaire Internationale (API), a vu les glaciers rétrécir, les limites forestières alpines grimper les pentes montagneuses et les petits mammifères lutter pour s’adapter aux hivers plus doux.
"Cette API encourage la collaboration interdisciplinaire afin que biologistes, glaciologues, chimistes, océanographes, chercheurs en santé, anthropologues et autres scientifiques unissent leurs connaissances et leurs perspectives. Nous allons également travailler de concert avec les gens qui vivent dans le Nord canadien, de sorte que nous puissions tous prendre les meilleures décisions possibles, afin de nous adapter au changement rapide qui aura lieu au cours des quelques prochaines décennies."
Dans le cadre de l’API qui a officiellement débuté en mars, M. Hik et une équipe de quatre chercheurs provenant de Colombie Britannique et d’Alberta, étudieront le lagopède, le pika à collier, le pergélisol, les glaciers, les arbres et arbustes et la végétation de la toundra afin de voir comment ils s’adaptent au changement rapide. Les travaux sur le terrain se feront dans la région des monts St. Elias, au Yukon, laquelle comprend le mont Logan, qui se trouve dans la réserve du parc national Kluane.
A mesure que le climat se réchauffe, les animaux qui avaient l’habitude d’hiberner sous la neige éprouvent de plus en plus de difficulté à survivre. Les glaciers, auparavant imposants et épais, se brisent et changent la façon dont l’eau s’écoule. Même l’air qui tourbillonne autour des montagnes se réchauffe et est susceptible de changer de direction, ce qui influe sur le climat de diverses façons que les chercheurs ne comprennent pas encore.
"En plus de produire un modèle intégré des changements physiques et écologiques, nous établirons un certain nombre de stations de base qui continueront à fournir de l’information sur les effets du réchauffement climatique pendant de nombreuses décennies, annonce M. Hik. J’espère que l’API permettra à davantage d’étudiants et de chercheurs de participer à tous les aspects des sciences polaires".
Origine de l’article : BE Canada numéro 316 (27/03/2007) - Ambassade de France au Canada / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/41992.htm




