François Hollande reçoit aujourd’hui une délégation de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC).
Cette rencontre a lieu dans une période de tension après les récentes décisions prises par le Gouvernement sous la pression du monde de la chasse (chasse « scientifique » aux oies, suspension de moratoires, modifications prévues de dates de chasse, etc.) et à la veille du vote d’ une énième loi chasse à l’Assemblée Nationale.
Les politiques, et a fortiori les candidats à l’élection présidentielle, se doivent d’être  garants de l’intérêt général, de l’impartialité de l’Etat et d’un climat sociétal apaisé.
La Ligue Roc et son Président Hubert Reeves veulent croire, qu’en matière cynégétique, la surenchère électorale ne va donc pas une fois encore prendre le pas sur la raison.
Dès lors, la ligne de conduite est simple : s’appuyer sur les avis scientifiques, obliger les parties prenantes au dialogue et rompre avec les pratiques de lobbying d’un autre temps qui se traduisent par une surenchère de promesse à l’approche des élections.
Pour les candidats à la Présidentielle, un seul engagement fait sens : indiquer à toutes les parties que les dossiers seront ouverts après les élections et en discussion directe entre elles,  sous arbitrage de l’Etat et éclairage scientifique.
La Ligue Roc le demande aujourd’hui à M. Hollande mais aussi à tous les autres candidats.
Nous notons d’ailleurs que dans le questionnaire « Biodiversité » que nous lui avons adressé, M. Hollande indique « qu’il est trop tôt pour répondre de façon précise à la question sur la chasse mais qu’il faut travailler à une médiation ».
Nous ne pouvons croire qu’il ne dira pas la même chose à la FNC.
Communiqué de presse du 21 février 2012




