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Des études menées par le chercheur José Thaiparambil au Winship Cancer Institute de l'Université d'Emory [1] ont montré qu'une molécule, la withaférine-A, empêche les cellules cancéreuses situées au niveau du sein de métastaser (multiplication et migration). Lorsque cette molécule, extraite de racines de la plante Withania somnifera utilisée en médecine traditionnelle indienne, a été administrée aux souris, aucune migration des cellules cancéreuses dans des tissus voisins n'a été remarquée.
En 2010, une équipe menée par Guy Lahat à l'Université du Texas [2] avait démontré grâce à l'analyse de la withaférine-A et de ses analogues, que des approches thérapeutiques ciblant les cellules cancéreuses métastasiques étaient justifiées. Les recherches de l'équipe d'Emory viennent donc confirmer ces résultats, après des essais chez la souris.
La withaférine-A
Les propriétés anti-métastatiques de la withaférine-A pourraient constituer la base de traitements thérapeutiques visant à prévenir les récidives de cancer du sein. De plus, les chercheurs testent actuellement l'efficacité de cette même molécule sur d'autres types de cancers. La withaférine-A vient de la plante Withania somnifera, également connue sous le nom d'Ashwagandha, dont les racines sont utilisées dans la médecine ayurvédique qui est une des plus anciennes médecines du monde.
La withaférine-A est connue pour lier et ainsi désactiver les protéines vimentines, protéines produites en excès dans les cellules cancéreuses, en particulier celles des tumeurs invasives. Il a été observé que les tumeurs produisant une quantité importante de vimentine ont de grandes chances de métastaser dans d'autres parties du corps et donc de former un cancer généralisé. En neutralisant cette protéine, la withaférine-A réduit ainsi le risque des cellules cancéreuses de proliférer invasivement.




