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Intitulé "La condamnation à mort de la taxonomie en Inde", un article publié par six botanistes indiens dans la revue Current Science relance le débat sur le bien-fondé des lois indiennes dans le domaine de la biodiversité.
Celles-ci imposent en effet que même pour des projets de recherche, les échanges de spécimens de plantes et d’animaux, même morts, doivent obtenir l’aval du département ou du ministère indien de référence. Cette législation a été mise en oeuvre par l’Inde pour se prémunir du risque de biopiraterie, i.e. l’utilisation commerciale d’espèces végétales ou animales en provenance d’Inde, ce qui constitue une perte de propriété intellectuelle.
Cette situation empêche les scientifiques indiens de pouvoir faire conserver leurs spécimens par des organisations internationales. Qui plus est, l’Inde ne dispose pas d’une installation de conservation des différents taxons qui soit fiable. Les institutions habilitées à la conservation de ces différents spécimens sont listées par le gouvernement indien, mais les scientifiques pointent du doigt leur manque de fiabilité et soulignent qu’il existe d’ores et déjà des cas de spécimens qui ont été altérés voire détruits dans de tels centres. Le manque de formation des personnels en charge de ces centres de conservation est particulièrement critiqué.




