La pratique de l’agriculture implique nécessairement une interaction entre l’homme et l’environnement. Même si les avantages sont certains, les inconvénients sont multiples : biodiversité en berne, qualité du sol amoindrie, déséquilibre de la disponibilité en eau et détérioration de sa qualité. Parmi les solutions envisagées, l’agriculture de conservation vise à préserver et à améliorer le sol et la vie qui lui est associée. Elle conjugue trois principes : la réduction voire l’élimination du travail du sol, le couvert permanent et la mise en place de rotations adaptées et plus diversifiées. L’agriculture de conservation est aujourd’hui pratiquée sur plus de 95 millions d’hectares de terres cultivées à travers le monde.
L’Argentine, la Bolivie et le Brésil représentent 44 % des terres cultivées dans le monde selon les principes de l’agriculture de conservation. L’Europe se place, elle, en queue de peloton. Les résultats du projet Kassa, conduit par le CIRAD, mettent en évidence les causes de cette disparité.




