Les chevaux laissés au pré s’alimentent-ils correctement ? Quel est l’impact de leur pâturage sur la biodiversité des prairies ? Ces deux questions sont au cœur du programme expérimental de recherche " Utilisation durable des ressources pâturées par les chevaux " conduit par l’INRA à Theix, les Haras nationaux et le Centre d’études biologiques de Chizé du CNRS.
On compte un million de chevaux en France. Or 70 % d’entre eux sont des chevaux dits de " loisir ", que leurs propriétaires ou éleveurs laissent au vert sept mois par an et qui se nourrissent de l’herbe qu’ils y pâturent. Malgré cela, on évalue encore mal la capacité de l’herbe à couvrir les besoins nutritionnels des chevaux. Cette méconnaissance amène parfois les éleveurs à donner, en plus, des rations de céréales à leurs animaux, avec le risque d’un déséquilibre nutritionnel. Les chercheurs travaillent donc tout d’abord à la détermination de la part des besoins nutritionnels couverte par l’herbe, en mesurant les quantités d’herbe ingérées et leurs variations en fonction des caractéristiques de la végétation (niveau d’accessibilité et qualité) et des chevaux (poney, cheval de selle ou de trait). Ils évaluent également l’impact de différents modes de conduite du pâturage équin sur la biodiversité des prairies en situation d’élevage.
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