Mollusques d’eau douce et canicule ne font guère bon ménage. C’est ce qu’a révélé une récente étude menée par un chercheur du Cemagref dans les eaux de la Saône. Les résultats obtenus sont très préoccupants pour l’avenir de la faune aquatique de nos cours d’eau.
Les invertébrés d’eau douce, et plus particulièrement les mollusques, sont les sujets d’étude de Jacques Mouthon depuis plus de 30 ans. Ses travaux à la croisée de la biologie et de l’écologie l’ont conduit à effectuer des relevés dans de nombreux milieux d’eau douce de France. Il a pu ainsi mesurer l’impact des pollutions sur la vie aquatique ou encore suivre l’extension d’espèces invasives. Depuis peu, un autre phénomène majeur le préoccupe. Il s’agit de l’impact du réchauffement climatique, et encore plus celui de la canicule 2003, sur la faune aquatique.




