Mise en oeuvre du Grenelle

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Découverte d'une rivière souterraine : le fleuve Hamza

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67607.htm

L'Amazone qui draine une surface totale de 7 millions de kilomètres carrés, est considéré comme le fleuve le plus long de la planète (6500 kilomètres).

Une découverte surprenante a été annoncée le jeudi 25 août 2011 par un groupe de scientifiques de l'Observatoire National : un fleuve souterrain situé à 4000 mètres de profondeur a été découvert sous l'Amazone. Cette étude scientifique s'est basée sur l'analyse des températures de 241 puits forés dans des bassins par le géant pétrolier Petrobras en Amazonie. Le Brésil possède douze bassins sur son territoire qui concentre près de 13% de l'eau douce mondiale.

Le Fleuve Hamza est long de 4 kilomètres, a des berges distantes de 200 à 400 mètres, sa vitesse varie entre 10 à 100 mètres par an. Il a le même parcours d'Est en Ouest que l'Amazone. Ses eaux débouchent dans les parties profondes de la mer, et dans la région de l'embouchure de l'Amazone. La rivière souterraine commence dans la région d'Acre dans les Andes et coule à travers le Solimões, Amazonas, et les bassins de Marajó pour déboucher directement dans les profondeurs de l'Océan Atlantique.

Les chercheurs ont conclu que : "la région amazonienne possède deux systèmes d'écoulement d'eau, le drainage fluvial à la surface qui forme l'Amazone et le flux des eaux souterraines à travers des couches sédimentaires profondes", qui forme le fleuve "Hamza".

Source : BE Brésil numéro 137 (6/09/2011) - Ambassade de France au Brésil / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67607.htm

 

Peut-on concilier aménagement et biodiversité ?

Aménager tue. Arbres, faune, plantes, milieux humides, on ne compte plus les victimes des grands travaux. Peu à peu, pourtant, la peur gagne l'autre camp. Un centre de loisirs Center Parcs dans l'Isère, l'autoroute A65, l'aéroport de Nantes, une extension de carrière de Lafarge, une plate-forme multimodale au Havre... La liste des projets d'aménagement gelés pour des motifs écologiques s'allonge. Mais la question de fond reste entière : comment continuer à équiper le pays en logements et autres infrastructures indispensables tout en cessant le massacre ? Aménagement du territoire et protection de la biodiversité sont devenus un duo explosif que les parties prenantes essaient de déminer depuis plusieurs mois. Aménageurs, associations, agriculteurs, collectivités négocient actuellement de nouvelles règles du jeu au sein d'un groupe de travail au ministère de l'Ecologie.

La règle de la compensation

La menace gronde depuis 1976, origine de la première loi sur la protection de la nature, imposant aux projets une étude d'impact « pour supprimer, réduire et, si possible, compenser les conséquences dommageables du projet sur l'environnement ». Chaque aménageur doit réaliser en amont du projet une étude d'impact puis, en cas de destruction d'une espèce protégée, proposer à l'Etat une solution de compensation. Il s'agit de protéger ou restaurer une autre zone d'habitat équivalent via une acquisition foncière par exemple. Son dossier passe alors devant le Conseil national de protection de la nature (CNPN), qui émet un avis consultatif, souvent suivi par les préfectures pour imposer des solutions à l'aménageur.

On retrouve donc dans les arrêtés d'autorisation de nombreuses promesses de compensation, avec des ratios pouvant atteindre 1 pour 10. C'est-à-dire imposant de recréer 10 mares pour une détruite, 20 hectares de prairies pour 2 rasés. Certaines promesses sont concrétisées, surtout pour les grands aménagements publics, mais généralement peu de compensations sont honorées après coup.

« La loi de 1976 parle de compenser si possible. Certaines entreprises se débrouillent pour montrer que c'est difficile. Et il est vrai que ce sera de plus en plus compliqué de compenser », explique Patrice Valantin, fondateur de l'entreprise de génie écologique Dervenn. « Le sol devient rare et cher, il faut trouver d'autres moyens de compenser », justifie Jean-Michel Thouvignon, directeur du développement durable de GRTgaz. Ce gestionnaire des réseaux de gaz naturel en France vient d'inaugurer une nouvelle artère dans le Mâconnais en compensation de laquelle il doit acquérir 10 hectares. « Nous avons du mal à trouver les terrains. C'est également compliqué de gérer ces actifs sur des durées de vingt à vingt-cinq ans », plaide Jean-Michel Thouvignon.

GRTgaz vient de créer avec d'autres aménageurs d'infrastructures linéaires, comme RTE, un club pour proposer des pistes et nourrir la réflexion du groupe de travail au ministère de l'Ecologie. Pour les industriels, il s'agit désormais d'assouplir l'obligation de compensation. Au cabinet de Nathalie Kosciusko-Morizet, on affirme plutôt chercher le moyen de faire appliquer la loi de 1976. Les associations craignent, elles, qu'un assouplissement des mesures compensatoires ne libère des « droits de continuer à détruire ». Pour compliquer le paysage, de nouveaux acteurs viennent de sortir du bois : les agriculteurs, inquiets de voir disparaître des dizaines de milliers d'hectares de terres agricoles chaque année. La FNSEA et d'autres représentants dénoncent subir via les compensations une double peine : l'obligation de céder leur terres à deux reprises, d'abord pour des projets d'aménagement puis une seconde fois lors des acquisitions de compensation.

Des exemples remarquables

« Nous sommes dans une situation de blocage », constate Patrice Valantin. La tension est d'autant plus forte que la compensation s'impose progressivement sous la poussée des directives européennes, des lois Grenelle et des changements de mentalité. Un nouveau décret exige désormais que les aménageurs remplissent leurs obligations de compensation. Dans les préfectures, « on sent une évolution dans les derniers arrêtés », confirme Laurent Piermont, de CDC Biodiversité. L'opérateur public a signé une vingtaine de contrats de compensation en trois ans.

Au milieu de ces tirs de barrage, l'administration a du mal à assurer son rôle d'arbitre. « Sur 300 à 400 dossiers que je lui soumets, la préfecture en lit 5 à 10 », estime Julien Viglione, dirigeant du bureau d'études Eco-Med. Pour lui, seuls les gros dossiers peuvent être ciblés. « Or un petit projet de 20 hectares peut faire beaucoup de dégâts. » Philippe Lévêque, écologue, vice-président du CNPN au nom de France Nature Environnement (FNE), ne constate pas non plus de progrès. « Je vois une stabilité dans la qualité des dossiers qui parviennent au CNPN depuis mon arrivée, en 2004. Seuls 10  % sont excellents, 30  % sont médiocres et le reste est perfectible. » Pour lui, il n'y a aucun besoin de changer le dispositif : « L'existence du CNPN est précieuse, les textes français sont excellents, il s'agit simplement de les appliquer. C'est une question de volonté politique. »

Le représentant de FNE assure qu'il est tout à fait possible d'aménager sans nuire à la biodiversité et cite deux exemples remarquables. Nantes Métropole a préservé l'angélique des estuaires en lui consacrant la restauration de grandes berges de la Loire avant des travaux de développement. Et l'entreprise Vicat a pris des précautions inhabituelles dans l'extension d'une carrière de l'Isle-Crémieu (Isère) récemment validée par l'Etat. Le carrier a préparé pendant dix ans la création d'une réserve naturelle régionale de 150 hectares. «  Bien aménager implique une bonne cartographie de la biodiversité locale et une gestion dans la durée du projet. C'est possible », promet Philippe Lévêque.

Source : http://www.lesechos.fr/journal20110907/lec1_innovation/0201497439029-peut-on-concilier-amenagement-et-biodiversite-215563.php

 

Projet européen REVERSE : charte biodiversité

Projet REVERSE : rédaction d'une charte sur la préservation de la biodiversité

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67619.htm

Doté d'un budget de 2,5 millions d'euros, le projet européen REVERSE regroupe 15 partenaires impliqués dans la protection de la biodiversité, de huit nationalités différentes : Allemagne, Bulgarie, Espagne, Estonie, France, Grèce, Italie, Slovaquie. L'objectif de REVERSE est d'identifier les actions ayant fait leurs preuves dans les régions européennes (stratégies d'aménagement du territoire, d'incitation à de meilleures pratiques, etc...) qui pourront être transférées en fonction du contexte, dans les régions partenaires. L'objectif principal de REVERSE étant la mise en place d'un guide de bonnes pratiques et la rédaction d'une charte sur la préservation de la biodiversité. Ces outils seront destinés aux décideurs politiques pour qu'ils introduisent cette problématique dans leur politique et dans les actions qu'ils soutiennent [1].

Dans le cadre de ce projet, dédié à la conservation de la biodiversité, le Centre de transfert technologique de Bremerhaven (ttz-Bremerhaven dans le Land de Brême) [2] en coopération avec les autorités publiques régionales et des certaines institutions publiques, travaille actuellement sur une nouvelle initiative, qui porte le nom singulier de : "geocaching@nature" [3]. Ce programme de découverte environnementale découle directement du geocaching, une activité de plein air destinée à tous les âges, qui permet aussi bien aux parents et enfants qu'aux professeurs et élèves de découvrir et explorer la nature à l'aide de GPS. Le geocaching est perçu comme une chasse au trésor passionnante et éducative, qui emmène les participants de cette aventure vers des cachettes précises à la découverte des mystères de la nature. Dans le cas du "geocaching@nature", les caches sont près-établies par le ttz-Bermenhaven et sont considérées comme des zones sensibles où la biodiversité mérite d'être protégée. A chaque arrêt, des informations sur les sites sont données dans le but de sensibiliser de manière ludique les participants à la protection de l'environnement.

L'idée de ce projet qui lie de façon exceptionnelle l'Homme, la Nature et la Technologie est soutenue par l'Office de protection environnementale de Bremerhaven, qui considère ce projet comme très précieux pour la protection et la conservation de la nature. Partenaire du ttz-Bermerhaven, ces deux organismes concentrent leurs efforts sur des domaines tels que l'agriculture, la production agroalimentaire et le développement de paysage.

Le "geocaching@nature" a déjà été retenu comme exemple pour figurer dans le guide pratique du projet européen REVERSE.

Source : BE Allemagne numéro 538 (8/09/2011) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67619.htm

 

Aires marines protégées en haute mer

Bientôt la première réunion d'experts internationaux autour des aires marines protégées en haute mer

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67577.htm

L'année prochaine devrait être mis en place un réseau mondial d'aires marines protégées (AMP), qui recouvrera toutes les zones biogéographiques [1] significatives en haute mer ainsi que leurs faunes et habitats. Le nombre d'AMP est en constante augmentation. Néanmoins, l'objectif pour 2012 ne sera probablement pas atteint, les difficultés se multiplient lorsqu'il s'agit de la haute mer. En ce qui concerne par exemple les "aires marines protégées de Méditerranée", seuls 0,5% de la surface marine sont d'ores et déjà classés, alors que 10% sont prévus par la Convention sur la biodiversité (CBD) d'ici à 2012. La question de savoir comment et qui doit décider de ce qui doit être protégé reste souvent ouverte dans ce cas de figure. La législation ne semble pas encore tout à fait claire à ce sujet.

La Convention sur la biodiversité (CBD) se tourne désormais vers la zone de l'Atlantique du nord-est. Elle a convenu d'identifier écologiquement et biologiquement des zones marines de haute importance. La première réunion d'experts sur ce sujet se tiendra les 8 et 9 septembre 2011 à Hyères (France), et permettra de sélectionner des scientifiques pour clarifier la situation dans l'Atlantique nord-est. Pour cette occasion, NeFo, le réseau de recherche allemand sur la Biodiversité, présentera un projet de recherche et laissera la parole aux experts allemands du domaine.

Il est particulièrement difficile de faire reconnaître une aire marine protégée en haute mer. En effet, cette zone s'étend au-delà d'une zone économique exclusive (ZEE), l'espace maritime sur lequel un Etat côtier exerce des droits souverains en matière d'exploration et d'usage des ressources, et qui s'étend de la mer territoriale de l'Etat à 200 milles marins de ses côtes. Les Etats membres de la commission OSPAR [2], ceux de la Commission des pêches de l'Atlantique du Nord-Est (NEAFC) et ce de la CBD vont tenter lors de cette rencontre d'experts d'identifier des aires d'intérêt écologique ou biologique (EBSA en anglais). Lors de la rencontre d'experts de Hyères se tiendra une réunion avec la participation de l'Office fédéral allemand pour la protection de la nature (BfN), où près de 30 experts européens auront la possibilité de mettre en commun leurs différentes compétences pour identifier de futures aires marines protégées dans la zone de l'Atlantique du nord-est.

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[1] Zones biogéographiques : une zone biogéographique désigne en biogéographie une zone géographique climatiquement et écologiquement relativement homogène du point de vue des formations végétales et des températures.

[2] La commission OSPAR : OSPAR est le mécanisme par lequel quinze gouvernements des côtes et îles occidentales d'Europe, avec la Communauté européenne, coopèrent pour protéger l'environnement marin de l'Atlantique du nord-est. Cette coopération a débuté en 1972 avec la Convention d'Oslo sur les immersions.

Source : BE Allemagne numéro 537 (1/09/2011) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67577.htm

 

Étude sur les indicateurs de biodiversité cultivée (FRB)

La Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB) a publié le 31 août, une synthèse des indicateurs disponibles pour évaluer les changements de diversité génétique des plantes cultivées et l’application de ces indicateurs à une plante modèle : le blé tendre cultivé en France depuis un siècle.

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Le fantastique spectacle des migrations de papillons Monarque mérite l’attention et la protection de l’humain.

Photos : Michel Lamarche FindNature.com
Musique : Robert Len robertlen.com
Texte : Hubert Reeves


www.biodiversite2012.org

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