Constat
le décret de 1982
L’application de la loi de 1976 sur la protection des espèces végétales a été beaucoup plus tardive que la faune vertébrée. Ce n’est qu’en 1982 qu’apparaît un premier décret de portée nationale. Cette première liste présente une très forte hétérogénéité. On y trouve en effet mélangées :
des micro-endémiques fortement menacées (Viola rothomagensis = Viola hispida, Teucrium massiliense)
des micro-endémiques peu menacées (Narcissus triandrus ssp. capax)
des endémiques largement cultivées (Geranium endressii)
des endémiques peu menacées (Sorbus latifolia)
des espèces peu menacées sur l’essentiel de leur aire mais possédant des isolats menacés (Astragalus monspessulanus)
des espèces en limite d’aire (Calla palustris)
des espèces ayant en France une distribution limitée (le pôle méditerranéen domine ici largement) mais qui sont peu menacées (Barlia robertiana)
des espèces à large répartition globalement très menacées (Damasonium alisma)
des espèces à large répartition globalement assez menacées mais qui possèdent de nombreux secteurs de stabilité (Ranunculus lingua)
des espèces à large répartition menacées sur une large partie du territoire mais peu menacées dans de nombreuses régions (Drosera rotundifolia)
des espèces éteintes sur le territoire métropolitain (Lathyrus maritimus)
des espèces éteintes à l ‘état spontané mais largement cultivées et localement naturalisées (Chamaerops humilis)
des espèces dont l’habitat n’est pas particulièrement menacé mais pour lesquelles la seule cueillette constitue une menace (Eryngium alpinum)



