Biodiversité et économie

L’inégalité économique entraîne une diminution de la Biodiversité

Gregory M. Mikkelson (1,2), Etrew Gonzalez (1,3), Garry D. Peterson (1,4)

(1) McGill School of Environment, Montréal, Québec, Canada, (2) Department of Philosophy, McGill University, Montréal, Québec, Canada, (3) Department of Biology, McGill University, Montréal, Québec, Canada, (4) Department of Geography, McGill University, Montréal, Québec, Canada

Article publié initialement le 16 mai 2007 sur la Public Library of Science (PLoS) sous licence "Creative Commons Attribution License" (Voir les liens en fin d’article)

Traduction de l’anglais : Mathilde Colin pour la Ligue ROC

Résumé :

L’activité humaine entraîne des taux élevés de diminution de biodiversité. Pour autant, paradoxalement, on connaît encore mal l’ampleur avec laquelle les facteurs socio-économiques aggravent ou améliorent notre impact sur la diversité biologique. Parmi ces facteurs, l’inégalité économique a fait l’objet d’études qui ont montré son effet sur la santé publique, et l’ont reliée aux problèmes environnementaux d’ordre général. Nous avons tenté de mesurer le lien entre l’inégalité économique et la diminution de biodiversité. Nous avons établi que le nombre d’espèces menacées ou en déclin augmente de façon significative avec le coefficient de Gini d’inégalité de revenus. A l’intérieur des pays comme les Etats-Unis, la relation entre les inégalités de revenus et la perte de biodiversité persiste après avoir contrôlé l’effet des conditions biophysiques, de la taille de la population humaine, et du PIB ou revenu per capita. De futures recherches devraient explorer les mécanismes potentiels à l’oeuvre derrière cette relation égalité-biodiversité. Nos résultats suggèrent que des réformes économiques pourraient permettre de préserver de façon effective la biodiversité ; elles sont peut-être même une condition sine qua non de cette dernière.
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La valeur économique des êtres vivants

La protection de l’environnement étant très souvent vue comme une contrainte et un gaspillage, il est intéressant d’examiner la valeur économique des êtres vivants et de leur activité. Assez peu développée en France, cette approche l’est nettement plus ailleurs, notamment aux USA, et les résultats sont éloquents.

D’après « L’avenir de la vie », Edward O. Wilson. Sciences ouvertes, Seuil, 2003

Note de lecture réalisée par un adhérent de la Ligue ROC.

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Biodiversité : combien est-on prêt à payer ?

Une méthode exploratoire appliquée au programme Natura 2000

Bruno Maresca, Martial Ranvier

Évaluer les bénéfices économiques de l’action publique est une préoccupation amenée à prendre une importance croissante. La LOLF (loi organique relative aux lois de Finances de 2001), qui s’impose à toutes les administrations depuis 2006, fait de l’efficience économique un critère majeur de jugement des politiques publiques. Par ailleurs, les enquêtes d’opinion, les référendums locaux, conduisent à élargir les points de vue pris en compte pour asseoir la décision publique. Le contexte actuel est favorable au développement des méthodes permettant d’évaluer la valeur des biens non marchands, comme l’évaluation contingente et l’analyse conjointe. On s’intéresse ici à la seconde de ces méthodes pour étayer l’évaluation économique du programme Natura 2000 qui vise la protection de la biodiversité. La France, comme les autres États de l’Union européenne, s’est engagée à financer des programmes assurant le maintien dans un état de conservation favorable des habitats des espèces sauvages d’intérêt communautaire. À la demande du ministère de l’Écologie désireux de quantifier la valeur associée à la préservation de la biodiversité, le CRÉDOC a conduit une enquête sur le site des marais de l’Erdre, en Loire-Atlantique. Elle a permis d’explorer les arbitrages des citoyens face à l’action publique et la valeur qu’ils accordent à des biens d’intérêt supérieur comme la biodiversité.

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Etude Biodiv. Credoc
 
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