La Ligue ROC était présente à la réunion annuelle de l'EPBRS (Plateforme Européenne pour une Stratégie de Recherche sur la Biodiversité) cette semaine. Voici une note d'ambiance et un document de présentation de l'événement.
Dans le cadre de la présidence belge de l’Union européenne, la réunion annuelle de l’EPBRS (Plateforme Européenne pour une Stratégie de Recherche sur la Biodiversité), qui se tenait cette semaine, a été ouverte à des « non scientifiques », représentants de la société civile (ONG, artistes, écrivains, journalistes, entrepreneurs, etc.). L’objectif était, en deux jours de « remue méninges » animés d’une façon innovante et très interactive, de faire émerger une vision positive sur la biodiversité, afin d’influencer et d’orienter les stratégies de recherche européennes sur la biodiversité.
Environ 150 participants, issus de nombreux pays de l’Union Européenne mais aussi au-delà (l’Afrique, l’Asie et Amériques) étaient répartis par groupes de 8 à 10, pour des séances de créativité qui, en brassant cultures et compétences, devaient permettre de faire émerger des idées originales et innovantes, et bâtir progressivement un consensus vers une vision partagée. Certains participants étaient des experts du thème, d’autres découvraient et n’avaient qu’une vague idée de ce que représente le concept de biodiversité.
Après un travail rafraîchissant sur les valeurs (éthiques, esthétiques, spirituelles, émotionnelles) associées à la biodiversité, les groupes ont proposé des thèmes de travail, avec pour objectif d’atteindre, à l’horizon 2050, une relation équilibrée et mutuellement bénéfique entre l’humanité et le reste du monde vivant. Au final, le spectre a été particulièrement vaste, incluant notamment la gouvernance, la gestion des espaces et l’aménagement du territoire, la démographie, le développement technologique et l’innovation, l’énergie et les transports, la production alimentaire, la gestion des ressources renouvelables ou non, la prise en compte de la biodiversité dans chacun des aspects de la vie, le changement de paradigme économique ou encore les valeurs et les comportements individuels et collectifs.
Pour chacun de ces thèmes, les groupes ont ensuite travaillé à la définition d’objectifs précis et de plans d’actions, qui seront soumis aux experts scientifiques et aux décideurs politiques. Des messages clés aux autorités, médias et grand public ont aussi été élaborés en commun et proposés, le tout en mêlant étroitement humour et gravité, optimisme et réalisme, utopies et héritages.
La question qui reste ouverte reste bien sûr : que restera t-il de tout ce travail ? Le dossier est maintenant entre les mains de l’EPBRS. Espérons que le processus n’en restera pas là et que ce travail se poursuivra. Mais l’expérience démontre d’ores et déjà qu’une collaboration plus étroite entre « savants » et « profanes » est possible, qu’elle peut être féconde et conviviale.
Le rapport final sera publié sur le site : http://www.biodiversity.be/epbrsbe2010
Document de présentation de l'événement (en anglais).



