Ce texte est extrait de l’ouvrage collectif "Pour la Biodiversité - Manifeste pour une politique rénovée du patrimoine naturel", publié aux éditions A. Venir - 2005
Par Bernard Chevassus-au-Louis et Gilles Pipien
| Résumé : Quatre constats ont progressivement émergé et amènent à repenser les stratégies de gestion de la biodiversité. Le premier est que notre connaissance de la diversité des espèces est beaucoup plus limitée qu’on ne pouvait le penser, et très inégale selon les groupes animaux et végétaux. De ce fait, on perçoit les limites d’une politique basée uniquement sur la protection d’espèces connues, qui peut même révéler des effets paradoxaux. Le second est que la diversité spécifique ne constitue qu’un des « niveaux d’organisation » de la biodiversité et que d’autres dimensions doivent être prises en compte. Cette prise en compte des niveaux d’organisation oblige à gérer une espèce dans la diversité de ses habitats pour en préserver le potentiel évolutif. Le troisième est que les impacts indirects des activités humaines jouent un rôle très supérieur aux conséquences de l’exploitation directe. Le quatrième porte sur les limites qui apparaissent au fur et à mesure du développement d’une politique des espaces protégés. C’est donc une politique plus globale, portant sur l’ensemble des espèces et des espaces, qu’il faut concevoir, dans la diversité des « socio-écosystèmes », c’est à dire des réseaux complexes d’interactions entre les activités humaines, et les espèces microbiennes, animales ou végétales qui permettent ces activités et/ou en supportent les conséquences. Cette politique devra être fondée sur au moins deux orientations : Le passage d’une logique de moyens à une logique de résultats, à travers des objectifs mesurables ; Une démarche démocratique renforcée, associant l’ensemble des parties prenantes et élaborant des formes de débat adaptées. |
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La récente conférence internationale sur la biodiversité a été l’occasion de confronter les opinions des scientifiques et des gestionnaires sur l’état de la biodiversité, son évolution passée et future et sur les facteurs responsables de ces évolutions. Elle a également permis de percevoir les attentes - souvent fortes - vis à vis de ce patrimoine, en particulier du rôle qu’il devrait jouer dans le développement durable. Elle a enfin souligné les limites des stratégies mises en œuvre jusqu’à maintenant pour enrayer son érosion, le terme « sixième extinction » symbolisant cette préoccupante dérive.
Nous souhaitons insister ici sur quatre constats majeurs, qui ont fait l’objet d’un large consensus des participants et qui incitent à élaborer une nouvelle politique dans notre pays, et ce de manière concrète et urgente. Ces constats sont présentés de manière argumentée et sont illustrés par de nombreux exemples dans l’ouvrage édité à l’occasion de cette conférence et auquel nous renverrons souvent. C’est pourquoi nous nous limiterons ici à les énoncer de manière très concise.
Photo : Richard Blackbourn
Mais auparavant, il nous semble nécessaire de rappeler une notion fondamentale, partagée par tous les biologistes mais encore insuffisamment répandue parmi l’ensemble des acteurs de la biodiversité : protéger la biodiversité, ce n’est pas la conserver statiquement, comme une oeuvre d’art qu’il conviendrait de maintenir aussi longtemps que possible telle que l’artiste l’a façonnée. C’est, au contraire, préserver ses capacités d’évolution, d’adaptation à des environnements sans cesse changeants, qu’il s’agisse du climat, des ressources alimentaires, des agents pathogènes..., cette variation incessante des facteurs écologiques apparaissant aujourd’hui non plus comme une perturbation néfaste mais - au moins dans une certaine limite - comme l’un des principaux facteurs de maintien de la biodiversité.
Cette vision d’une conservation dynamique sera donc sous-jacente aux conséquences que nous tirerons des constats que nous allons maintenant évoquer.
Une connaissance partielle et partiale
Le premier constat est que notre connaissance de la diversité des espèces est beaucoup plus limitée qu’on ne pouvait le penser il y a vingt ou trente ans - on évoque des chiffres de 10, 30 voire 100 millions d’espèces vivantes en comparaison avec les 1,7 actuellement recensées - et que cette connaissance est très inégale. Ainsi, si l’on estime aujourd’hui que la grande majorité des vertébrés est connue, le nombre d’espèces d’insectes, de crustacés ou de mollusques restant à découvrir serait cinq à dix fois supérieur à celui des espèces connues. De même chez les végétaux, si la plupart des végétaux supérieurs (plantes à fleurs) sont sans doute inventoriés, le monde des algues reste pour l’essentiel à découvrir.
En outre, cet inventaire ne concerne qu’une catégorie d’espèces - pour l’essentiel observables à l’œil nu ou à la loupe - dont la représentativité au sein de la diversité globale du vivant apparaît incertaine. En effet, le monde des microorganismes n’est qu’à peine soupçonné : les quelques 6000 espèces bactériennes recensées, parce que cultivables in vitro, ne représenteraient qu’une infime fraction (0,1%, voire moins) des espèces.
Cette question de la représentativité se pose en termes évolutifs, les « plantes » et les animaux pluricellulaires occupant une place très particulière et limitée de « l’arbre du vivant » : les classifications basées sur la diversité moléculaire, comme celle des ARN intervenant dans la synthèse des protéines, montre que l’essentiel de la diversité est représentée par les unicellulaires (bactéries, protozoaires), les pluricellulaires - dont la durée d’évolution a été plus courte - étant très similaires. La question se pose également en termes fonctionnels, ces espèces « visibles » jouant peut-être, par rapport aux microorganismes, un rôle mineur dans la dynamique des grands cycles écologiques. Ainsi, on estime que les bactéries représenteraient sur notre planète un stock de carbone total équivalent à 60 à 100% de celui des plantes (celui représentés par les animaux étant négligeable). Pour l’azote et le phosphore, ce stock bactérien serait 10 fois supérieur à celui des plantes.
De ce fait, on perçoit aujourd’hui les limites d’une politique basée uniquement sur la protection d’espèces connues, même si elles sont emblématiques et même si ces politiques permettent indirectement de protéger tout ou partie de l’habitat de ces espèces. Ces politiques peuvent même révéler des effets pervers si l’espèce protégée, au lieu d’être considérée comme indicatrice, devient une fin en soi et bénéficie de mesures très spécifiques (compléments alimentaires, soutien d’effectifs...) qui la maintiennent abondante, alors que d’autres éléments de son habitat continuent de se dégrader.
Des niveaux d’organisation multiples et interdépendants
Le second constat est que la diversité spécifique ne constitue qu’un des « niveaux d’organisation » de la biodiversité et que d’autres dimensions - diversité intraspécifique, diversité des associations d’espèces et des écosystèmes - doivent être prises en compte et gérés de manière appropriée et cohérente.
La diversité entre les individus et les populations d’une espèce - génétique mais aussi, pour certains animaux, acquises au cours de la vie et transmissible à la descendance de manière « culturelle » - conditionnera en effet la capacité globale d’adaptation, et donc de survie à long terme, de l’espèce. Cette diversité intraspécifique était connue depuis longtemps dans le cas des espèces domestiques, car liée à des caractères d’intérêt que l’homme avait su sélectionner. C’est pourquoi l’essentiel des efforts de conservation développés au cours du vingtième siècle avait porté sur ces « ressources génétiques », c’est-à -dire sur une diversité que l’on croyait crées par l’homme. L’utilisation des outils moléculaires a joué un rôle essentiel pour, depuis les années soixante-dix, révéler l’ampleur et la généralité de cette diversité intraspécifique précédemment méconnue, car rarement directement observable.
Photo : Plein Ouest
En termes de gestion, il en résulte des exigences en termes d’effectifs minimums, et donc de taille des habitats, mais également en termes d’organisation de l’espace, afin de préserver les possibilités d’échanges entre les populations, en particulier lorsqu’elle sont de petite taille. Cette notion de connectivité est en outre complexe, l’optimum n’étant pas de créer un vaste espace homogène permettant une libre circulation de tous les individus.
La diversité des associations d’espèces dans un écosystème (la « biocénose ») constitue un autre niveau d’organisation pertinent. Elle pourra contribuer à moduler les propriétés fonctionnelles de cet écosystème et à conférer des caractéristiques originales à des écosystèmes - prairie, forêts, zones humides - apparemment semblables : productivité, résistance ou résilience vis à vis des perturbations. On peut citer par exemple le rôle de la diversité spécifique des espèces végétales dans la productivité des prairies européennes ou la plus grande résistance à l’eutrophisation des plans d’eau ayant un peuplement piscicole diversifié.
Inversement, la composition particulière d’une biocénose pourra influer sur les caractéristiques d’une espèce présente en son sein et conduire à la sélection de traits originaux, enrichissant ainsi la diversité de l’espèce. On explique ainsi notamment la virulence forte de certains pathogènes lorsqu’ils sortent de leur écosystème d’origine.
Il résulte de cette conception « intégrée » des biocénoses - ensemble d’espèces qui ont co-évolué et se sont donc co-adaptées - qu’il apparaît difficile, même en théorie, de les reconstituer par l’assemblage de représentants des espèces constitutives prélevées dans d’autres écosystèmes. Chaque écosystème doit donc être a priori considéré comme unique et méritant d’être préservé comme tel.
Cette prise en compte de la diversité des niveaux d’organisation conduit à la nécessité de gérer une espèce dans la totalité et la diversité de ses habitats pour en préserver pleinement le potentiel évolutif.
L’importance des impacts non-intentionnels
Le troisième constat est relatif à la manière dont les activités humaines influencent la biodiversité. Si le rôle majeur de l’homme dans l’érosion actuelle de la biodiversité est aujourd’hui reconnu, il apparaît aujourd’hui que les impacts indirects, liés à des activités ne visant pas une espèce particulière, jouent sans doute un rôle très supérieur aux conséquences de l’exploitation directe de cette espèce.
Par impacts indirects, on peut citer les conséquences des modes d’exploitation sur les espèces non-cibles, par exemple l’impact des chaluts industriels sur la faune et la flore marines non exploitées. On peut citer également les multiples aspects de l’aménagement de l’espace (urbanisation, transports, fractionnement des habitats terrestres ou aquatiques, drainage et réduction des zones humides...) mais aussi les conséquences des activités polluantes au sens large (par exemple l’augmentation des apports de matières en suspension dans les rivières, avec ses conséquences sur les zones de reproduction des poissons). Enfin, les changements climatiques qui s’annoncent, pour lesquels le rôle de l’homme apparaît maintenant difficilement contestable, constitue l’exemple le plus extrême de modification « non-ciblée » mais qui sera susceptible, par son ampleur et sa rapidité, de modifier en profondeur la biodiversité.
Parmi les espèces les plus emblématiques de ce phénomène, on peut citer les amphibiens, qui ne font pas l’objet, sauf quelques espèces, d’exploitation mais dont les populations déclinent de manière extrêmement préoccupante dans de nombreux endroits du globe. Selon l’UICN (Union Mondiale pour la Nature), 51% des 4453 espèces étudiées dans sa « liste rouge », soit 77% du total des espèces connues, seraient aujourd’hui dans une situation préoccupante à des degrés divers.
Du fait de l’importance de ces effets indirects, les mesures de protection ou de réduction d’exploitation de certaines espèces, même si elles demeurent légitimes, risquent de se révéler inopérantes si elles ne sont pas accompagnées de la prise en compte de l’ensemble de leurs habitats et des facteurs qui le modifient. La gestion des stocks de poissons migrateurs (anguilles, saumons) ou de grands pélagiques (morues, thons...) illustrent ces difficultés : une gestion ne prenant en compte que l’espèce et sa démographie ne semble pas permettre une restauration des effectifs après surexploitation, d’où la nécessité de mettre en place une gestion « écosystémique », intégrant l’ensemble des espèces et des habitats de l’écosystème. Une évolution similaire se dessine dans le cas des forêts.
Les limites des aires protégées
Le quatrième constat porte sur les limites qui apparaissent au fur et à mesure qu’une politique des espaces protégés se développent sur la planète, dans des contextes écologiques mais aussi socio-économiques variés. Selon L’UICN, On compterait en 2003 plus de 100.000 aires protégées à des degrés divers, couvrant au total 18 millions de km2, soit 14% des surfaces émergées de la planète, alors qu’il n’y avait en 1962 qu’environ 9000 aires protégées, pour un total de 2,4 millions de km2.
Les limites de cette politique sont de natures très différentes, mais obligent à considérer désormais cette approche comme ne pouvant être généralisée.
Sur un plan théorique, il existe une relation intuitive, positive, entre l’importance des aires protégées et la fraction de la biodiversité totale de la planète qui pourrait être conservée à terme. Les premiers théoriciens avaient tiré de la célèbre « théorie insulaire » de Mac Arthur et Wilson des estimations relativement rassurantes : une protection stricte de 20% des surfaces de la planète aurait du permettre de conserver 50 à 70% de la biodiversité. Mais cette vision est aujourd’hui contestée, car elle suppose implicitement l’existence, à l’extérieur des zones protégées, de « réservoirs » d’espèces pouvant les alimenter. Certains théoriciens développent désormais des modèles de stricte proportionnalité : ainsi, si 80% des surfaces de la planète devenait peu propice au maintien de la biodiversité, ce ne serait à terme que 20% de la biodiversité totale qui serait conservée11.
Le fait que ces aires protégées privilégient les « points chauds » de la biodiversité apparaît légitime mais peut conduire, à moyens donnés, à délaisser - voire, de manière plus insidieuse, à déconsidérer - la biodiversité « ordinaire », celle qui est intimement mêlée aux activités humaines et conditionne éventuellement leurs devenirs. Sans tomber dans un discours strictement utilitariste, on peut donc s’interroger sur le bien-fondé d’une politique privilégiant des espèces et des écosystèmes n’interagissant que faiblement avec l’homme.
Sur un plan pratique, il apparaît que la réduction, voire l’exclusion des activités humaines est souvent difficile à mettre en oeuvre, en particulier dans des pays pauvres à forte densité démographique. Cette exclusion est souvent en outre contestable - et contestée - sur un plan éthique, même si des dédommagements sont proposés. Elle a comme corollaire la non-prise en compte des savoirs locaux, d’ou souvent leur disparition irréversible, et la déstabilisation des sociétés qui les avaient élaborés dans une interaction forte et ancienne avec l’écosystème. Enfin, cette exclusion peut conduire à des résultats paradoxaux, certaines espèces apparaissant a posteriori dépendantes des activités humaines, comme dans certaines forêts « domestiquées » d’Asie du sud-est.
Enfin, cette exclusion, dans les formes les plus strictes des espaces protégés, conduit à supprimer - ou du moins à restreindre - les possibilités de co-évolution entre la biodiversité et les activités humaines, créant ainsi des microcosmes constituées à terme de populations plus vulnérables et difficilement « réinsérables », si cela s’avère nécessaire, dans des politiques plus globales. Cette approche in situ reçoit de ce fait des critiques similaires à celle visant les approches ex situ (zoo, banques de sperme...).
Vers une politique globale du patrimoine naturel pour la biodiversité
Une conclusion simple s’impose à l’issu de l’exposé de ces quatre constats : une politique ciblée sur des espèces particulières, même emblématiques ou indicatrices, ou sur des espaces particuliers, même particulièrement riches en biodiversité, et visant principalement à restreindre les impacts les plus directes des activités humaines sur ces espèces ou ces espaces apparaît aujourd’hui insuffisante pour répondre aux enjeux de la conservation durable de la biodiversité.
C’est donc une politique plus globale, portant sur l’ensemble des espèces et des espaces, qu’il faut concevoir, dans la diversité des « socio-écosystèmes », c’est à dire des réseaux complexes et variés d’interactions entre les activités humaines et les espèces microbiennes, animales ou végétales qui permettent ces activités et/ou en supportent les conséquences.
Une telle politique devra être fondée sur au moins deux orientations majeures :
le passage d’une logique de moyens à une logique de résultats, à travers des objectifs mesurables de préservation de la biodiversité ;
une démarche démocratique renforcée, associant l’ensemble des parties prenantes et élaborant des formes de débat adaptées.
Photo : Philippe Bore
La politique française de protection de la nature est fortement orientée vers des procédures et s’inscrit donc dans une logique d’obligation de moyens. Chaque ministre en charge de l’environnement, voire de l’écologie, est attendu sur l’affichage de slogans en terme de moyens : « passer de 150 à 200 réserves naturelles, désigner 1300 sites Natura 2000, interdire la chasse au delà du 31 janvier, réintroduire 15 ours, ... ». Il importe de compléter ces approches minimales, souvent indispensables, par des objectifs mesurables, comme y incitent fortement les politiques européennes. Dans le domaine de l’eau par exemple, la directive cadre demande aux Etats d’assurer « un bon état écologique » de toutes les « masses d’eau », ce qui implique d’identifier ces masses d’eau, de quantifier leurs états écologiques, de se fixer des objectifs mesurables d’amélioration de ces états, d’engager des actions concrètes à échéances précises. Il est urgent de bâtir une politique d’objectifs, en terme de biodiversité globale, pour l’ensemble des écosystèmes français. Le corollaire de cette nouvelle orientation est de se doter de systèmes d’information sur l’état et l’évolution de la biodiversité suffisamment fiables, sensibles et durables pour permettre de suivre les résultats des politiques mises en œuvre.
La seconde orientation résulte de notre ambition de gestion globale. : l’homme étant, en particulier en Europe, très fortement partie intégrante des écosystèmes, qui sont de ce fait des socio-écosystèmes, la nature devient un objet social et il est plus pertinent de parler de « patrimoine naturel » pour traduire cette forte implication de fait de notre espèce. Dans ce cas, les décisions concernant ce patrimoine naturel doivent s’inscrire dans le respect de nos pratiques et institutions démocratiques, dans une approche de bonne gouvernance, inhérente à un réel développement durable. Et dans ce cadre, il importe de veiller à l’information des citoyens (transparence et large diffusion publique des données, éducation, ...) au débat public sous toutes ses formes et aux niveaux appropriés (comme on commence à savoir le faire en matière d’infrastructures de transports, pour lesquelles on est passé de l’enquête dans le respect des propriétaires au débat public sur les principes et objectifs d’intérêt général, garanti par une instance indépendante, la CNDP) et à la décision démocratique au bon niveau (tenant donc compte de la décentralisation et des engagements internationaux).
C’est pour ouvrir et lancer le débat, stimuler la réflexion en vue de cette nouvelle politique française globale du patrimoine naturel pour la biodiversité que nous avons contribué à ce travail collectif.
A propos des auteurs :
Bernard Chevassus-au-Louis est spécialiste des questions liées à la biodiversité. Agrégé de sciences naturelles, docteur en sciences de l’université Paris 11, directeur de recherches à l’INRA (Institut national de la recherche agronomique), il fut de janvier 2002 à avril 2006 président du Muséum national d’histoire naturelle. Il a été préalablement chef du département d’Hydrobiologie et Faune sauvage de l’INRA (1984-1989), directeur général de cet organisme (1992-1996) puis, de 1998 à 2002, président du conseil d’administration de l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments)..
Gilles Pipien est ingénieur général des ponts et chaussées, expert en développement urbain durable à la Banque Mondiale. Entré au ministère de l’Equipement en 1975, il a tenu des postes en missions interministérielles ou directions départementales de l’Equipement, assurant des actions d’aménagement et de développement urbain. Il a été directeur régional de l’environnement en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (1998-2002) puis, directeur du cabinet de la ministre de l’Ecologie et du Développement Durable (2002-2003). Il est adhérent à la Ligue ROC et à la LPO.



