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Biodiversité et climat avant et après Copenhague
Lundi, 09 Novembre 2009 09:36
Le Colloque Orée : Biodiversité et climat avant et après Copenhague - Rencontres d’experts s'est déroulé jeudi 5 novembre après midi.
Jacques WEBER, économiste au CIRAD, chargé de l'élaboration du programme avec l'association Orée a sollicité des experts du changement climatique, de la biodiversité et des économistes de premier plan pour permettre aux participants de cerner les contours de ce que pourrait être le monde d'après Copenhague.
Cette après midi de conférence fut l'occasion de faire passer auprès des 200 personnes qui composaient le public, des messages forts :
- sur le caractère de Janus des évolutions du climat et de la biodiversité,
- sur les conséquences potentielles d'un échec ou d'un succès de Copenhague,
- sur les marges de manoeuvre, et les coûts associés.
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Le droit de la protection de la nature
Mardi, 28 Juillet 2009 15:15
Le droit de la protection de la nature en France : ses techniques juridiques et leurs limites
Par Patrick Hubert
(Ce texte est extrait de l’ouvrage collectif "Pour la Biodiversité - Manifeste pour une politique rénovée du patrimoine naturel", publié aux éditions A. Venir - 2005)
Résumé :
En France, la protection de la Nature repose sur une seule technique juridique : un texte pose des interdictions ; des administrations en vérifient le respect ; des sanctions frappent les contrevenants. Les résultats atteints et la reprise de cette technique par des textes internationaux, notamment communautaires, lui donnent une grande crédibilité. Mais il ne faut pas en sous-estimer les limites : localement, les règles, imposées par Paris, sont mal acceptées et donc mal respectées, et pas toujours sans raison car la privation de nombreux droits traditionnels s’est effectuée sans contrepartie. Les exemples étrangers et d’autres domaines du droit français offrent pourtant des techniques bien plus variées ; y recourir, ou en inventer d’autres, apparaît aujourd’hui indispensable à toute relance de la protection de la Nature.
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Pourquoi une nouvelle politique française du patrimoine naturel ?
Mardi, 28 Juillet 2009 15:11
Les leçons de la conférence de Paris sur la biodiversité.
Ce texte est extrait de l’ouvrage collectif "Pour la Biodiversité - Manifeste pour une politique rénovée du patrimoine naturel", publié aux éditions A. Venir - 2005
Par Bernard Chevassus-au-Louis et Gilles Pipien
Résumé : Quatre constats ont progressivement émergé et amènent à repenser les stratégies de gestion de la biodiversité.
Le premier est que notre connaissance de la diversité des espèces est beaucoup plus limitée qu’on ne pouvait le penser, et très inégale selon les groupes animaux et végétaux. De ce fait, on perçoit les limites d’une politique basée uniquement sur la protection d’espèces connues, qui peut même révéler des effets paradoxaux.
Le second est que la diversité spécifique ne constitue qu’un des « niveaux d’organisation » de la biodiversité et que d’autres dimensions doivent être prises en compte. Cette prise en compte des niveaux d’organisation oblige à gérer une espèce dans la diversité de ses habitats pour en préserver le potentiel évolutif.
Le troisième est que les impacts indirects des activités humaines jouent un rôle très supérieur aux conséquences de l’exploitation directe.
Le quatrième porte sur les limites qui apparaissent au fur et à mesure du développement d’une politique des espaces protégés. C’est donc une politique plus globale, portant sur l’ensemble des espèces et des espaces, qu’il faut concevoir, dans la diversité des « socio-écosystèmes », c’est à dire des réseaux complexes d’interactions entre les activités humaines, et les espèces microbiennes, animales ou végétales qui permettent ces activités et/ou en supportent les conséquences. Cette politique devra être fondée sur au moins deux orientations :
Le passage d’une logique de moyens à une logique de résultats, à travers des objectifs mesurables ;
Une démarche démocratique renforcée, associant l’ensemble des parties prenantes et élaborant des formes de débat adaptées. |
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Biodiversité, changements globaux et développement durable : De nouveaux concepts pour de nouvelles approches
Mardi, 28 Juillet 2009 14:59
Ce texte est un extrait remanié d’un article (Chevassus et al, 2004) paru dans l’ouvrage collectif « Biodiversité et Changements globaux » publié par l’adpf (Association pour la Diffusion de la Pensée Française) à l’occasion de la conférence internationale de Paris de janvier 2005 sur la Biodiversité, et paru également dans "Pour la Biodiversité - Manifeste pour une politique rénovée du patrimoine naturel", éditions A.Venir 2005.
Par Bernard Chevassus-au-Louis, Robert Barbault et Patrick Blandin
Résumé : Nous avons vécu ces dernières années trois transitions :
La première transition est le passage d’une conception classique, séquentielle, allant de la connaissance à l’action, à une vision beaucoup plus systémique, dans laquelle les trois aspects de description, de compréhension et de gestion se développent simultanément et de manière interactive, afin que chaque activité bénéficie aussi vite que possible des résultats des autres.
La seconde transition est celle qui amène à abandonner la notion d’état d’équilibre des écosystèmes, vision déterministe qui voudrait les considérer comme le résultat d’une longue optimisation que l’homme viendrait perturber. S’y substitue une vision beaucoup plus contingente, marquée par l’histoire, selon laquelle ce sont les potentialités évolutives qu’il convient de préserver, l’état à un instant donné ne pouvant être considéré comme une référence absolue.
Autre transition, celle qui conduit à ne plus se focaliser seulement sur les espèces rares et les espaces protégés et à s’intéresser à la nature ordinaire, à la dynamique des espèces « banales ».
D’où deux autres conséquences de cette notion de durabilité : celle qui oblige à dépasser l’opposition que voient certains entre innovation et précaution, qui traduirait deux visions antagonistes du monde, pour réunir ces deux notions dans le concept « d’innovation durable » ; la nécessaire prise en compte de la diversité culturelle et de ces liens complexes avec la biodiversité, y compris dans la conception même de la notion de « nature ».
L’ensemble de ces nouvelles visions amène à l’évidence à promouvoir une « culture du débat », dès lors que l’état de la nature à un moment donné, et surtout son devenir, ne peuvent prétendre résulter de « lois » scientifiques et doivent donc faire l’objet d’une confrontation entre les conceptions et les attentes de l’ensemble des parties prenantes. Ces parties prenantes ne pouvant se réduire aux humains actuels, nous sommes amenés à poser la question de la représentation des générations à venir et surtout de la biodiversité dans ces débats.
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" Biodiversité " : Les enjeux qui se cachent derrière ce néologisme
Mardi, 28 Juillet 2009 14:38
Article collectif de Aye-Aye environnement - Groupe de travail animé et coordonné par Philippe Macquet
Avec la contribution extérieure et très active de M. Francis Hallé.
Résumé
Historiquement, la notion de diversité biologique forgée par les scientifiques fut d’abord synonyme de diversité des espèces. Elle trouve une portée plus large avec la préparation du « Sommet de la Terre », en 1992, à Rio de Janeiro.
Le contexte politique, économique et social - par la mobilisation qu’a entraîné ce sommet mondial - est tel que le concept de biodiversité se mue rapidement en un problème d’environnement global.
De la vision de « quelques » espèces localement menacées, on est passé à l’idée d’une crise écologique planétaire, laquelle peut générer une possible disparition massive d’espèces. C’est ainsi que l’on prépare, dans l’urgence, une Convention internationale sur la Diversité Biologique (CBD), qui sera finalement signée par 157 pays à la fin de la Conférence.
C’est donc au cours de cette décennie que le terme a pris une portée nouvelle et s’est trouvé, outre sa dimension écologique, élargi à d’autres enjeux.
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