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Bangladesh: protéger la biodiversité pour réduire la pauvreté
Mercredi, 23 Juin 2010 14:07
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La petite île de Saint-Martin, tout au sud du Bangladesh, abrite une riche mosaïque d’espèces vivantes. Sur terre, ses plages de sable fin offrent une aire de nidification vitale pour les tortues de mer, et les forêts qui bordent la côte abritent des myriades d’oiseaux différents. On trouve sous la surface de l’eau un écosystème riche en coraux et une vie marine qui font la réputation du Bangladesh, le pays de l’eau.
C’est cette abondance d’espèces qui fait vivre Saint-Martin.
L’île représente par bien des côtés un microcosme qui peut servir pour le Bangladesh : la pression extraordinaire qu’exerce la densité de la population sur les ressources naturelles est évidente à Saint-Martin, tout comme dans le reste du pays. C’est pourquoi le PNUD s’efforce d’aider l’île et le pays à élaborer des stratégies pour atténuer ou empêcher une réduction de la biodiversité.
À Saint-Martin et dans d’autres régions du Bangladesh, la biodiversité s’effrite avec la perte irréversible d’espèces, ce qui représente une vraie menace pour les systèmes vitaux dont dépendent tant de créatures, humaines et autres.
Les navires touristiques qui, chaque année, amènent des milliers de personnes impatientes d’explorer la remarquable beauté de l’île font aussi pression sur l’environnement à bien des égards. Même s’il est un des piliers économiques de Saint-Martin, le tourisme entraîne un accroissement de la population, du réseau routier et de la construction que ne peut absorber l’écosystème fragile de l’île.
Ainsi, la surpêche a grandement réduit les réserves halieutiques et les stocks de poissons ont du mal à se reconstituer, alors même que les pêcheurs voient augmenter la demande pour les produits de la mer. La pêche exerce aussi une pression sur les coraux et endommage souvent de façon irréversible les délicats récifs au fond de l’eau.
Il en est de même sur la terre ferme. Avec la demande accrue de terrains, les arbres et les habitats indispensables à la biodiversité disparaissent pour faire place à de nouvelles constructions et à l’extension urbaine.
À ces menaces s’ajoutent celles que font peser les changements climatiques. Le Bangladesh, que sa situation expose déjà aux catastrophes naturelles, risque de subir plus que d’autres les impacts du changement climatique, ce qui aggravera la réduction de la biodiversité, car les sources d’eau potable vont diminuer et les écosystèmes se modifier.
Pour trouver une solution, le PNUD aide la population et le gouvernement du Bangladesh à trouver un équilibre en matière de développement, afin de préserver la biodiversité tout en encourageant des changements positifs dans la vie des gens. Selon Mamunul H. Khan, de l’équipe du PNUD sur les changements climatiques, l’environnement et les catastrophes, la réduction de la pauvreté est un élément clé dans la lutte contre la dégradation environnementale.
Avec des stratégies comme la diversification des moyens de subsistance, les pouvoirs publics et le PNUD encouragent la population à adopter des pratiques fermières et agricoles qui ne nuisent pas à l’environnement et font un meilleur usage des ressources naturelles pour une conservation à long terme. Sans oublier que les stratégies en faveur d’un environnement durable, qui préservent et protègent la biodiversité, représentent également des outils indispensables pour lutter contre la pauvreté !
D’après M. Khan, la prochaine étape sera de lancer à l’échelon national des programmes de diversification éprouvés. Pour cela, il faudra acquérir une compréhension approfondie de l’écosystème, au travers d’études et d’enquêtes. Une fois qu’il en aura une connaissance étendue et nuancée, le PNUD collaborera avec le gouvernement du Bangladesh pour créer un plan national de mise en œuvre à long terme.
Avec des programmes de diversification probants, la population de Saint-Martin pourra continuer à vivre sur l’île en adoptant un mode de vie durable. Sans oublier que la biodiversité de cette île minuscule de la Baie du Bengale sera préservée pour les générations à venir.
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La préservation de la biodiversité: un combat important aux yeux des Français
Mercredi, 16 Juin 2010 11:55
79% des Français déclarent avoir entendu parler de la biodiversité, sans toujours savoir ce dont il s’agit précisément : seuls 23% connaissent la signification de ce terme et 56% la connaissent à peu près. Enfin, 21% répondent en outre n’en avoir jamais entendu parler. Cette connaissance s’avère d’ailleurs variable selon sa catégories socioprofessionnelle : quand 90% des catégories aisées ont entendu parler de biodiversité, ils ne sont que 70% chez les catégories plus modestes.
Au niveau régional, l’Aquitaine, la Franche-Comté et le Rhône Alpes s’avèrent être les régions où l’on en a le plus entendu parler (84%, 83% et 83%). A l’inverse, les régions les moins au courant sont la Picardie et le Nord Pas de Calais (66%).
Une fois la biodiversité redéfinie aux interviewés (diversité des organismes vivants, notamment diversité des espèces animales et végétales, et diversité des milieux naturels), la perception du problème que pose son déclin paraît plus globale – voire mondiale – que régionale : 48% des sondés considèrent que la biodiversité est menacée dans leur région, 67% la jugent comme telle au niveau national et 91% au niveau mondial. Les Français semblent penser qu’ils sont moins touchés par le phénomène que le restant de la planète !
Ces scores concernant la situation de la biodiversité en région sont toutefois à détailler au niveau de la région : le diagnostic est ainsi plus sévère en Alsace, en Bretagne et en Provence (60%, 57% et 54% de personnes considérant que la biodiversité y est menacée), quand les Picards, et les Auvergnats ainsi que des Champardennais et des Limousins sont plus positifs (42% et 40%).
La menace pesant sur la biodiversité est quasi unanimement (95%) reconnue comme un problème important et une très large majorité (59%) affirme que c’est là quelque chose de très important. Ceux qui connaissent la signification du terme « biodiversité » sont d’ailleurs plus nombreux à être convaincus de l’importance de sa préservation (69% de « très important »). En outre, le niveau d’instruction structure fortement les résultats : les Français du niveau école primaire sont moins affirmés dans leurs réponses (63%) que ceux qui ont suivi un enseignement supérieur (97%). En somme, stopper ce déclin paraît être une obligation, et les Français montrent qu’ils ont pris conscience des effets des pollutions sur les zones et les populations concernées, ainsi que de la nécessité de préserver l’environnement.
Pour lire l'enquête complète, cliquez ici : http://www.tns-sofres.com/_assets/files/2010.05.22-biodiversite.pdf
Apprécier la biodiversité
Mercredi, 16 Juin 2010 11:53
Dans la sphère du vivant, le monde microbien constitue un gigantesque réservoir encore à peine exploré de ressources susceptibles de produire des applications innovantes utiles à l'homme. La micro-biodiversité recèlerait-elle les ressources durables sur lesquelles les sociétés humaines pourront fonder une croissance économique d'un type nouveau ? Et comment bâtir un partenariat intelligent entre le patrimoine génétique de la planète et la responsabilité gestionnaire de l'humanité appelée à l'exploiter ?
Deux milliards d'années de métabolismes
- On recense aujourd'hui environ 1,7 millions d'espèces vivantes sur Terre. Combien en reste-t-il à découvrir ? Les estimations varient entre 10 et 100 millions, mais une chose est certaine : c'est dans la biodiversité microbienne - celle des bactéries, protozoaires, champignons et autres algues unicellulaires - que se situe le plus extraordinaire réservoir de vie de la biosphère et les connaissances que l'on en a sont encore infimes.
- Victor de Lorenzo (Centro National de Biotecnologia, Madrid), président de la session, l'a synthétiquement illustré en présentant deux pyramides inversées. La première, celle de l'état des connaissances, pointant vers le haut, représentait la biodiversité connue, avec à la base presque tous les écosystèmes, beaucoup d'espèces animales, un peu moins de végétaux, et très peu d'espèces microbiennes (environ 4000). La seconde, pointant vers le bas, représentait la biodiversité à découvrir : quelques espèces animales, une quantité non négligeable de variétés végétales, une multitude de micro-organismes…
- Quel enjeu scientifique représente cette biodiversité du monde microbien ? Enrica Galli (Università degli Studi, Milan) rappelle que,"durant deux milliards d'années, les micro-organismes ont été les seuls êtres vivants sur Terre, ce qui leur a laissé le temps d'explorer une variété infinie de métabolismes adaptés aux environnements les plus divers." En réalité, depuis longtemps, l'homme a tiré parti de cette richesse, que ce soit pour son alimentation (fermentations, etc.) ou pour sa santé (antibiotiques, vitamines...).
- Mais la révolution actuelle de la génétique moléculaire renouvelle radicalement l'exploration méthodique de ce potentiel. C'est à cet aspect essentiel d'une nouvelle classification rationnelle du monde microbien que s'est, par exemple, attaché le programme européen "Outils moléculaires pour la biodiversité", coordonné par Angela Karp (Université de Bristol). L'enjeu d'une telle classification moléculaire n'est pas seulement conceptuel, a souligné Ken Timmis (Gesellschaft für Biotechnologische Forschung - Braunschweig), "car elle permet de définir les conditions de culture in vitro de micro-organismes inconnus, et c'est là la condition clé pour l'exploration du monde microbien".
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La préservation de la biodiversité: un combat important aux yeux des Français
Mercredi, 26 Mai 2010 09:46
79% des Français déclarent avoir entendu parler de la biodiversité, sans toujours savoir ce dont il s’agit précisément : seuls 23% connaissent la signification de ce terme et 56% la connaissent à peu près. Enfin, 21% répondent en outre n’en avoir jamais entendu parler. Cette connaissance s’avère d’ailleurs variable selon sa catégories socioprofessionnelle : quand 90% des catégories aisées ont entendu parler de biodiversité, ils ne sont que 70% chez les catégories plus modestes.
Au niveau régional, l’Aquitaine, la Franche-Comté et le Rhône Alpes s’avèrent être les régions où l’on en a le plus entendu parler (84%, 83% et 83%). A l’inverse, les régions les moins au courant sont la Picardie et le Nord Pas de Calais (66%).
Une fois la biodiversité redéfinie aux interviewés (diversité des organismes vivants, notamment diversité des espèces animales et végétales, et diversité des milieux naturels), la perception du problème que pose son déclin paraît plus globale – voire mondiale – que régionale : 48% des sondés considèrent que la biodiversité est menacée dans leur région, 67% la jugent comme telle au niveau national et 91% au niveau mondial. Les Français semblent penser qu’ils sont moins touchés par le phénomène que le restant de la planète !
Ces scores concernant la situation de la biodiversité en région sont toutefois à détailler au niveau de la région : le diagnostic est ainsi plus sévère en Alsace, en Bretagne et en Provence (60%, 57% et 54% de personnes considérant que la biodiversité y est menacée), quand les Picards, et les Auvergnats ainsi que des Champardennais et des Limousins sont plus positifs (42% et 40%).
La menace pesant sur la biodiversité est quasi unanimement (95%) reconnue comme un problème important et une très large majorité (59%) affirme que c’est là quelque chose de très important. Ceux qui connaissent la signification du terme « biodiversité » sont d’ailleurs plus nombreux à être convaincus de l’importance de sa préservation (69% de « très important »). En outre, le niveau d’instruction structure fortement les résultats : les Français du niveau école primaire sont moins affirmés dans leurs réponses (63%) que ceux qui ont suivi un enseignement supérieur (97%). En somme, stopper ce déclin paraît être une obligation, et les Français montrent qu’ils ont pris conscience des effets des pollutions sur les zones et les populations concernées, ainsi que de la nécessité de préserver l’environnement.
L'enquête complète peut être téléchargée là :
http://www.tns-sofres.com/_assets/files/2010.05.22-biodiversite.pdf
Écoutons la biodiversité !
Samedi, 27 Mars 2010 18:55
Par Bertrand MONFORT – Pôle scientifique du Réseau des acteurs des domaines du son*
Nommer la biodiversité pour la préserver
En 2001 à Göteborg l'Union Européenne se fixait pour objectif de stopper le déclin de la biodiversité pour l'année 2010, déclarée depuis par l'ONU « année internationale de la biodiversité ». Il est en effet admis désormais que l'espèce humaine porte la responsabilité de la 6ème extinction massive d'espèces affectant la Terre depuis que la vie y est apparue, et d'aucuns n'hésitent plus à prédire l'extinction de l'espèce humaine, à défaut d'une inversion décisive de la tendance actuelle.
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