A la base, une politique de protection de la nature pouvait se permettre de s'appuyer sur des morceaux de nature remarquable protégés, par-ci et par-là, et qui faisaient office de « réservoirs ».
Mais dans le contexte actuel d'une biodiversité en voie de régression massive (réduction des surfaces non bâties, introduction de substances chimiques, surexploitation des ressources, dégradation des milieux, etc.), la préservation de fragments de nature isolés dans l'espace, si elle reste nécessaire est insuffisante.
En effet, la biodiversité est interrelation, entre les espèces, entre les espèces et les milieux... et, plus il y a de diversité, plus il y a de relations. C’est ce jeu complexe qui permet la résilience d’un milieu donné à une agression, à un changement, qui permet aux écosystèmes de fonctionner et qui permet également l’évolution du vivant, gage d’adaptation pour l’avenir (le nôtre compris).
Fragmenter, isoler les milieux et les populations, créer des coupures, c’est réduire les interrelations, c’est-à-dire les capacités de diversification et d’adaptation, c’est atteindre au fonctionnement des écosystèmes et aux services qu’ils nous rendent.
Pour y remédier, il faut « penser réseaux écologiques » : c’est tout l’enjeu de cet ambitieux projet de Trame Verte et Bleue.
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